Rhône-Alpes: mini-vague rose

Le parti socialiste français sort renforcé des élections législatives en Rhône-Alpes. Il gagne cinq sièges, avec 14 sur les 49 de la région, et marque des points décisifs dans ses deux plus grandes métropoles: Lyon et Grenoble.A Lyon même, avec deux sièges perdus par la droite sur les quatre circonscriptions, la position de Dominique Perben, ancien ministre (Justice puis Transports) et candidat UMP à la mairie, apparaît fragilisée.Le score de M. Perben, qui a obtenu 56,57% des voix là où Nicolas Sarkozy avait réuni 60% au deuxième tour de la présidentielle et où Christian Philip - le député UMP sortant écarté au profit de l'ancien ministre - avait fait 64,49% en 2002, n'est pas fait non plus pour rassurer la droite.Le président de région, Jean-Jack Queyranne (PS), qui semblait en difficulté au soir du 1er tour, a assuré sa réélection avec plus de 52% de voix.A Villeurbanne, le coup de poker de l'UMP avec Henry Chabert a échoué. M. Chabert, ancien adjoint au maire de Lyon revenait au combat politique après une condamnation en 2001 à un an de prison avec sursis et deux ans d'inégibilité pour recel d'abus de biens sociaux. Il a été défait par la socialiste Nathalie Crozon, qui a obtenu près de 54%.L'autre département où le PS a nettement progressé est l'Isère: il gagne deux sièges, dont celui ancré à droite de la 1re circonscription, qui n'a pas voulu de l'ex-maire de Grenoble, Alain Carignon (UMP), autre ancien condamné tentant son retour en politique.Avec six circonscriptions au PS sur 9, l'Isère passe à gauche et la réélection confortable de l'actuel maire PS de Grenoble, Michel Destot, dans la 3e circonscription, rend la reconquête de Grenoble par M. Carignon hautement improbable.La Loire a aussi ouvert la porte à la gauche, le PS grappillant 2 sièges sur 7 dans un département où il était absent lors de la dernière législature.En Ardèche, l'équilibre s'est inversé en faveur des socialistes grâce à la victoire du jeune (28 ans) Olivier Dussopt dans la 2e circonscription. Il sera le benjamin de la nouvelle Assemblée. Avec la réélection confortable des sortants Pascal Terrasse (PS) et Jean-Claude Flory (UMP), le rapport de force est désormais de 2-1 pour la gauche.Seul la Drôme apporte du baume au coeur de l'UMP, avec un 3/3 concrétisé par la prise de la 2e circonscription, autrefois détenue par Eric Besson (ex-PS).Les deux Savoie et l'Ain ont, elles, confirmées leur réputation de terres de droite, l'UMP ayant tout raflé, jusqu'au siège de l'ancien député d'Annecy (Haute-Savoie) Bernard Bosson (UDF), tardivement rallié au Nouveau Centre. /ATS
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