Pyongyang accuse l'ONU d'avoir "déclaré la guerre"

SéOUL - Soupçonnée de préparer un nouvel essai nucléaire, la Corée du Nord a averti qu'elle tenait pour une "déclaration de guerre" les sanctions votées par l'ONU. Washington presse de son côté Séoul et Pékin d'appliquer sans faille ces mesures.Dans la première réaction de Pyongyang après la résolution onusienne, un porte-parole des Affaires étrangères indique: "il va sans dire que la résolution ... ne peut être interprétée autrement que comme une déclaration de guerre contre la République populaire démocratique de Corée car elle s'est fondée sur le scénario selon lequel les Etats-Unis tiennent à anéantir le système socialiste à la coréenne centré sur les masses populaires".Cette nouvelle déclaration belliqueuse a suscité un avertissement d'une rapidité surprenante de la part de la Chine, pourtant fidèle alliée du régime nord-coréen. "La Corée du Sud a elle minimisé le communiqué. "Il s'agit de la rhétorique qu'ils ont l'habitude d'employer", a déclaré Chun Yung-woo, négociateur sud-coréen en chef sur le nucléaire nord-coréen.Pyongyang a de plus averti qu'il "infligerait des coups implacables, et sans hésiter, à quiconque tenterait de violer sa souveraineté ... sous le prétexte de mettre en oeuvre la résolution du Conseil de sécurité", selon l'agence officielle KCNA.Mardi, Pékin a affirmé qu'il allait appliquer "sérieusement" la résolution mais a averti qu'il tiendrait compte de ses "règles commerciales et de ses lois nationales". A Séoul, le Premier ministre russe Mikhaïl Fradkov et son homologue sud-coréen, Mme Han Myeong-sook, ont appelé quant à eux à l'application "totale" de la résolution onusienne.Le communiqué de Pyongyang intervient au moment où des activités suspectes détectées en Corée du Nord ont relancé les craintes d'un nouvel essai nucléaire.A Séoul, un responsable gouvernemental a indiqué que la Corée du Sud se préparait à l'éventualité d'un nouvel essai mais que les autorités n'étaient pas encore en mesure de "confirmer des signes définitifs de l'imminence d'un essai".La Maison Blanche a de son côté jugé "raisonnable" de s'y préparer mais a prévenu le régime communiste que cela ne serait pas "une bonne chose" pour lui. A Moscou, le ministre russe de la Défense Sergueï Ivanov a dit ne "pas exclure" un deuxième essai. Pékin a refusé de commenter. /ATS
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