Présidentielle française: Royal a lancé son "pacte présidentiel"

VILLEPINTE - Ségolène Royal a lancé son "pacte présidentiel", dévoilant un programme à forte teneur sociale pour gagner la présidentielle en France. Dans un discours très attendu, la candidate socialiste a aussi défendu des mesures contestées dans son propre camp.Son discours était jugé crucial par son camp face à l'avance du chef de la droite Nicolas Sarkozy. A dix semaines du scrutin, Mme Royal, 53 ans, qui tente de devenir la première femme à être élue chef de l'Etat en France, a promis de "se battre" et de "vaincre" en présentant ce "pacte présidentiel" en 100 points. "Avec moi, plus jamais la politique ne se fera sans vous", a-t-elle affirmé.Devant des milliers de militants qui scandaient "Ségolène présidente" ou encore "On a gagné", Mme Royal a stigmatisé "la France qu'ils nous laissent", dans une allusion au gouvernement de droite. Soupçonnée de vouloir prendre des libertés avec le projet socialiste, elle a annoncé des mesures nettement ancrées à gauche.Elle a promis la hausse du salaire minimum à 1500 euros (1250 euros actuellement), des bas salaires et des petites retraites, la création d'une allocation d'autonomie pour les jeunes sans ressources, la sécurité du logement toute la vie ou la gratuité totale des soins pour les moins de 16 ans.A ce catalogue, elle a ajouté des propositions plus controversées dans son camp, la création de "centres éducatifs renforcés, si besoin avec un encadrement militaire" pour "extraire les mineurs de la délinquance" et de "jurys citoyens" chargés d'évaluer l'activité des élus locaux.Mme Royal a aussi marqué une certaine distance par rapport à la généralisation des 35 heures de travail hebdomadaire - mesure phare des socialistes. Sur l'immigration, elle a dit vouloir une France "colorée et métissée", une France "qui s'accepte telle qu'elle est et telle qu'elle est devenue".Elle a aussi plaidé pour une France qui donne l'exemple en matière d'environnement. Elle a enfin proposé de "négocier" un nouveau traité institutionnel européen "soumis à referendum" comme au moment du rejet de la Constitution européenne en 2005.Ce meeting constituait le point d'orgue d'une démarche fondée sur de nombreux "débats participatifs", environ 6000. Dans son discours, Mme Royal n'a cité ni le nom ni la fonction de M. Sarkozy. Le ministre de l'Intérieur est donné vainqueur par tous les sondages depuis le 14 janvier. /ATS
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