Pays-Bas : conservateurs en tête, extrême gauche troisième

LA HAYE - Les chrétiens-démocrates du premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende sont affaiblis mais en tête et devraient diriger une quatrième coalition après les législatives de mercredi. Une formation d'extrême gauche a pris la troisième place."Nous sommes encore une fois le premier parti (...) Quatre années d'effort sont récompensées, et cela me rend fier", a déclaré M. Balkenende. "Les résultats électoraux sont compliqués", a-t-il toutefois admis en prévoyant un "casse-tête".Selon des résultats complets provisoires, dix partis seront représentés au parlement, et les conservateurs ne parviendraient pas seuls à former de coalition. Les négociations durent traditionnellement des semaines voire des mois.Une "grande coalition" chrétiens-democrates/travaillistes (PvdA), le type de gouvernement le plus fréquent aux Pays-Bas depuis la guerre, n'était mathématiquement pas acquise. Le petit parti Union chrétienne (6 sièges) a déjà évoqué un gouvernement à trois avec le CDA et le PvdA.Quelque 12 millions d'électeurs néerlandais renouvelaient leurs 150 députés, et le CDA de M. Balkenende était favori des sondages. La participation a atteint 80,1%. Le CDA a remporté 41 sièges, soit une perte de 3 sièges par rapport aux législatives de 2003. Le PvdA a perdu 10 sièges, en conservant 32.Jan Peter Balkenende, un calviniste de 50 ans à l'allure rassurante qui lui vaut le surnom d'Harry Potter, a infligé au pays une cure d'austérité qui l'a fait un temps plonger dans les sondages mais semble porter ses fruits. Les indices économiques sont aujourd'hui au vert, avec notamment un chômage de 5,2% (juillet-octobre) et une prévision de croissance de 3,5%.Le travailliste Wouter Bos, 43 ans, un ancien cadre supérieur de Shell, fut ministre délégué aux Finances de 2000 à 2002. Son physique avantageux et son aisance médiatique ont aidé le PvdA à enregistrer un score historique aux législatives de 2003 et aux dernières municipales, mais il souffrait d'un problème d'image : trop séduisant pour être tout à fait crédible, selon des enquêtes. Il a dit mercredi soir sa "déception".La formation anti-libérale Parti socialiste (SP), aux lointaines racines maoïstes, a réalisé une percée spectaculaire avec 26 sièges, contre 9 dans le parlement sortant. /ATS
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