Nicolas Sarkozy accusé par ses rivaux de flirter avec Le Pen

PARIS - Les rivaux du candidat de droite à la présidentielle française Nicolas Sarkozy l'accusent de tenter de se rapprocher de l'extrême droite. Des propos ambigus du chef de l'UMP et de Jean-Marie Le Pen sont à l'origine de ces attaques.Le parti de droite UMP de M. Sarkozy "commence à négocier en douce avec le Front national" de Jean-Marie Le Pen, a affirmé la socialiste Ségolène Royal. De plus en plus virulente dans ses meetings contre son rival fermement installé en tête des sondages pour le premier tour dans neuf jours, elle a appelé la gauche à s'opposer à une "droite dure". Le centriste François Bayrou a dénoncé les "dérapages contrôlés et multipliés" de Sarkozy pour se rapprocher du FN. Il a parlé d'"outrances" et d'"intentions mystérieuses".Une autre "alliance" suscitait l'émoi, celle proposée par l'ex-Premier ministre socialiste Michel Rocard entre Ségolène Royal et François Bayrou, qui bataillent dans les sondages derrière M. Sarkozy pour une place au second tour. Cette suggestion a immédiatement déclenché un tir de barrage de l'appareil socialiste.L'ex-ministre Azouz Begag, rallié à M. Bayrou, a accusé M. Sarkozy de "draguer à fond la caisse l'électorat d'extrême droite". M. Sarkozy est "le fils de Le Pen", a renchéri le candidat altermondialiste José Bové. Chez les Verts, on fustige le tandem Sarkozy-Le Pen, deux hommes qui usent des "mêmes mots" et des "mêmes images". /ATS
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