Népal: parlement réinstitué par le roi - attaques maoïstes à l'est

KATMANDOU - Le roi Gyanendra du Népal a accepté dans une proclamation télévisée de réinstituer le parlement, après 19 jours de manifestations dans la capitale Katmandou. Il a convoqué pour vendredi l'assemblée, qui avait été dissoute en 2002."Par cette déclaration, nous rétablissons le chambre des représentants qui avait été dissoute le 22 mai 2002", a déclaré le souverain à la télévision nationale à la veille d'une vaste manifestation prévue par l'opposition.Un responsable du Congrès Népalais, la plus grande formation politique du pays, a salué "une victoire du mouvement du peuple". Arjun Narsingh a indiqué que l'alliance des sept principaux partis répondrait mardi à la déclaration du roi, mais qu'il était trop tard pour repousser la manifestation prévue mardi.Le rétablissement du parlement était l'une des revendications clés des partis politiques népalais, qui ont lancé le 6 avril un appel à la grève générale illimitée accompagnée de manifestations quotidiennes en faveur du rétablissement de la démocratie. Le roi Gyanendra s'est arrogé les pleins pouvoirs le 1er février 2005.Auparavant, les rebelles maoïstes népalais ont lancé une nouvelle attaque contre les forces gouvernementales dans l'est du pays. A Katmandou, le couvre-feu a été reconduit à la veille d'une nouvelle manifestation massive de l'opposition contre le roi.Cinq rebelles et un soldat ont été tués au cours de l'assaut contre la ville de Chautara, à 120 km au nord-est de la capitale, a annoncé un responsable militaire. L'attaque visait un commissariat, le siège de l'administration locale, un relais de télécommunications et la prison de cette localité.Les rebelles ont décrété début avril un cessez-le-feu unilatéral à l'intérieur et aux abords de Katmandou, où le couvre-feu diurne a été reconduit lundi. Les forces de l'ordre ont l'autorisation de tirer à vue sur les contrevenants, a annoncé la télevision d'Etat.Une décision critiquée à Genève par le rapporteur de l'ONU sur les exécutions sommaires, Philip Alston. Une telle mesure est une claire violation du droit international, a souligné l'expert, qui estime qu'elle n'est pas justifiée par le besoin de maitenir l'ordre.Lundi, quelque 2000 opposants ont à nouveau manifesté aux abords du nord-est de la capitale. La police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc, blessant une quinzaine de manifestants. /ATS
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