Majorité relative pour les nationalistes modérés en Catalogne

BARCELONE - Les nationalistes catalans de centre-droit ont fini en tête des élections parlementaires régionales avec une majorité relative de 48 sièges sur 135. Mais elle ne leur garantit pas de revenir au pouvoir dans cette région autonome du nord-est de l'Espagne.Les démocrate-chrétiens de Convergencia i Union (CiU) ont progressé de deux sièges par rapport à 2003. Ils ont en revanche échoué à convertir ce scrutin en plébiscite contre une coalition de gauche sortante divisée qui reste mathématiquement en mesure de conserver le pouvoir.La coalition sortante dirigée par le Parti socialiste catalan (PSC), cumule 70 sièges avec ses alliés indépendantistes d'ERC et socialo-verts ICV, deux de plus que la majorité absolue.Malgré la baisse sensible du PSC (- 5 sièges, 37 contre 42) dirigé par le peu charismatique ancien ministre de l'Industrie José Montilla, la gauche peut donc rester au pouvoir si elle réédite son alliance.Il lui faudrait pour cela surmonter ses profondes divisions. Elles sont apparues lors du houleux débat sur le statut d'autonomie élargie de la Catalogne, validé en juin lors d'un référendum régional, mais jugé trop mou par ERC.Le nom du successeur du socialiste sortant Pasqual Maragall à la présidence de la "Generalitat", le gouvernement autonome catalan, dépendra de l'issue des tractations post-électorales. Elle débuteront dès jeudi.Les indépendantistes d'ERC, en recul de deux sièges (21 contre 23), restent un arbitre potentiel du pouvoir en Catalogne. Ils peuvent soit rééditer leur alliance avec les socialistes et les verts, soit revenir à une alliance passée avec les nationalistes de centre-droit.Mais il n'est pas évident que les socialistes souhaitent rééditer leur alliance avec ERC et son leader Josep LLuis Carod-Rovira.Ses prises de positions radicales en font en effet un allié encombrant et peu fiable pour José Luis Rodriguez Zapatero, alimentant le moulin de la droite qui accuse le chef du gouvernement d'être otage des indépendantistes catalans.Les socialistes catalans souhaitent reformer un gouvernement "progressiste" en Catalogne. Mais M. Zapatero verrait d'un bon oeil la constitution d'une alliance inédite et tactique avec les démocrates-chrétiens de CiU.Transposée à Madrid, une telle alliance cimenterait en effet sa majorité relative au Parlement central. Elle lui permettrait de pouvoir se passer des votes des 8 voix indépendantistes d'ERC, tout en isolant un peu plus la droite. /ATS
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