Mahomet: poursuite des protestations et ambassade incendiée à Damas

NAZARETH - Les musulmans du monde entier ont continué à se mobiliser contre la publication, dans la presse européenne, de caricatures de Mahomet, en dépit d'appels au calme et à la réconciliation. Le président iranien a ordonné la rupture des liens économiques.A Damas, plusieurs milliers de manifestants ont lapidé, incendié et saccagé les ambassades du Danemark et de la Norvège pour protester contre la publication des caricatures dans un journal danois en septembre. Les dessins avaient ensuite été repris par un journal norvégien en janvier, suivi de plusieurs autres en Europe.Les forces anti-émeutes syriennes ont lancé des gaz lacrymogènes contre les manifestants. Une dizaine d'entre eux ont été hospitalisés. Peu après l'incendie de sa représentation, le gouvernement danois a appelé ses ressortissants à quitter immédiatement la Syrie.Toujours au Moyen-Orient, le président ultraconservateur iranien Mahmoud Ahmadinejad a ordonné la rupture des contrats économiques de l'Iran avec le Danemark et les autres pays où ont été publiées les caricatures.A Nazareth, dans le nord d'Israël, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés dans la vieille ville à l'appel du Mouvement islamiste des arabes israéliens pour scander des slogans tels que: "S'attaquer au Prophète, c'est s'attaquer à tous les Musulmans du monde!"Des douzaines de jeunes palestiniens ont jeté des pierres contre le quartier général de l'Union européenne à Gaza, blessant deux policiers palestiniens. Une manifestation a également eu lieu à Hébron, en Cisjordanie, devant le siège d'une ONG d'observateurs internationaux. Des drapeaux danois ont été brûlés.Au Danemark, quelques centaines de personnes de l'extrême droite et de l'extrême gauche, la seconde qualifiant la première de raciste, ont manifesté à Hilleroed, au nord-ouest de Copenhague, à quelques heures d'intervalle. La police s'est mobilisée pour éviter des heurts entre les deux cortèges.Face à cette effervescence, les autorités morales, religieuses et politiques ont multiplié les appels au calme et au dialogue, sans pour l'instant sembler parvenir à désamorcer la situation. Le Vatican s'est ainsi exprimé pour la première fois, estimant que la liberté d'expression n'autorisait pas les offenses aux convictions religieuses. /ATS
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