Liban: le président et le 1er ministre appellent à un cessez-le-feu

PARIS/ROME - Le 1er ministre libanis Fouad Siniora demande un cessez-le-feu et appelle le monde à "désarmer le Hezbollah". Dans le camp politique opposé, le président pro-syrien Emile Lahoud a appelé à un cessez-le-feu "immédiat" afin de faire arrêter le "massacre".Le chef du gouvernement libanais estime que "le monde entier doit nous aider à désarmer le Hezbollah" car les bombardement israéliens ne font qu'accroître la popularité du mouvement chiite."Mais nous devons avant tout parvenir à un cessez-le-feu. Tant que les bombardements dureront, nous ne pourrons rien faire et la situation ne fera qu'empirer", a déclaré M. Siniora au quotidien "Corriere della Sera", paru jeudi."Le Hezbollah est devenu un Etat dans l'Etat. Nous le savons bien et c'est un problème très grave. Ce n'est un secret pour personne que le Hezbollah répond aux agendas politiques de Damas et de Téhéran", a poursuivi le chef du gouvernement libanais, accusant les régimes syrien et iranien."Notre démocratie est vivante, avec une opinion publique libre et pluraliste. Nous sommes un joyau unique au Proche Orient. Mais les Syriens sont encore dans notre maison et nous sommes trop faibles pour nous défendre", a affirmé M. Siniora."Mais les bombardements criminels israéliens doivent être immédiatement arrêtés. Aujourd'hui, les Israéliens bombardent des civils et provoquent des sympathies pour le Hezbollah même là où il n'y en aurait pas normalement", a ajouté le dirigeant libanais.Qaunt au chef de l'Etat Emile Laoud, il a estimé jeudi dans un entretien avec la radio France Inter que "ce qui arrive est un vrai massacre. Israël est en train de bombarder tout, même les petites ruelles, même les ambulances, même les camions. Ils sont en train de prendre les vivres. Tout ça est un acte criminel", s'est-t-il indigné."Israël emploie toutes les méthodes, toute la propagande. Tout ce que je sais c'est qu'il est en train de bombarder les civils, les enfants, tout le monde et c'est à eux qu'il faut penser", a-t-il ajouté.Interrogé sur les moyens de sortir de cette situation, le chef de l'Etat a demandé un "cessez-le-feu immédiat". "Et puis, on parlera de tout. On peut dialoguer de tous les sujets mais maintenant il faut arrêter les combats', a-t-il ajouté, répondant à une question sur le déploiement d'une force internationale. /ATS
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