Liban: la FINUL sur ses rails, contrôle des frontières en suspens

BEYROUTH - Les efforts se poursuivent en vue de l'envoi de renforts internationaux pour pérenniser la trêve au Liban-Sud. Mais des questions-clés subsistent quant au contrôle des frontières avec la Syrie et Israël.Le déploiement de la Force de maintien de la paix (FINUL) renforcée au Liban aura lieu "d'ici environ une semaine". Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan l'a affirmé au premier ministre israélien Ehud Olmert lors d'un entretien téléphonique, selon le bureau de M. Olmert.M. Annan est attendu mercredi à Jérusalem. Lundi, il doit se rendre à Beyrouth pour évoquer le déploiement de cette force et la sécurisation des frontières, particulièrement celle avec la Syrie. Au même moment, les pays contributeurs se réuniront à New York pour discuter du profil de cette FINUL élargie, qui comptera à terme jusqu'à 15'000 hommes.Les pays européens devraient dépêcher des renforts rapidement. L'Italie enverra ainsi mardi un premier contingent de 800 à 1000 hommes au Liban, a indiqué le ministère de la défense. Ces troupes devraient atteindre le pays du Cèdre vendredi.La France déploiera quant à elle de nouvelles forces sur le terrain "d'ici 20 jours", a annoncé sa ministre de la défense Michèle Alliot-Marie. Déjà dans le sud du Liban, plus de 200 soldats français du génie "nettoient" cette région truffée de munitions non-explosées.Le déploiement de ces troupes devrait amener au retrait des soldats israéliens encore présents au Liban. Selon un porte-parole de l'armée libanaise, Tsahal occupait encore neuf positions au Liban-Sud dimanche, ce qui interdit aux soldats libanais de se déployer jusqu'à la frontière.La surveillance de la zone frontalière avec la Syrie soulève aussi des questions, qui devraient être abordées lors de la visite de M. Annan à Beyrouth.Damas a menacé de répondre au déploiement de la FINUL à sa porte en fermant la frontière, étranglant le Liban toujours soumis au blocus d'Israël. L'Etat hébreu, de son côté, exige que ce soit la FINUL qui surveille la contrebande d'armes. Le vice-ministre syrien des affaires étrangères, Fayçal Meqdad, a toutefois souligné dimanche "le soutien permanent" de Damas à la FINUL.Autre percée possible: Israël et le Hezbollah libanais ont récemment entamé des négociations indirectes pour un échange de prisonniers, a indiqué dimanche le chef du "parti de Dieu", Hassan Nasrallah. /ATS
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