Levée du blocus sur le Liban: Annan éconduit à Jérusalem

JéRUSALEM - Israël a exclu de lever le blocus imposé sur le Liban, mesure demandée par Kofi Annan lors d'une visite à Jérusalem. Le secrétaire général de l'ONU s'est rendu le même jour dans les territoires palestiniens, en proie à une flambée de violence.Comme la veille à Beyrouth, M. Annan a plaidé pour la levée du blocus aérien et maritime imposé depuis six semaines au Liban par l'armée israélienne, depuis le conflit avec la milice chiite du Hezbollah, qui s'est achevé le 14 août."C'est important à cause des effets économiques, mais c'est aussi important pour renforcer le gouvernement démocratique du Liban avec lequel Israël affirme régulièrement ne pas avoir de problème", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse conjointe avec le premier ministre israélien Ehud Olmert.M. Olmert a toutefois exclu la levée du blocus avant la pleine application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui prévoit notamment le déploiement d'une force internationale au Liban-Sud aux côtés de l'armée libanaise. L'Etat hébreu veut notamment empêcher d'éventuels transferts d'armes au Hezbollah.M. Olmert a également fait preuve de fermeté lorsque le secrétaire général a souhaité que le retrait de Tsahal s'achève d'ici quelques jours ou quelques semaines, lorsque les effectifs de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) atteindront 5000 hommes."Israël se retirera du Liban lorsque la résolution sera appliquée", a-t-il martelé. Le texte prévoit le déploiement de 15 000 casques bleus.A Jérusalem, M. Annan a également appelé à la libération de deux soldats israéliens enlevés par le Hezbollah le 12 juillet, une action qui avait provoqué l'offensive meurtrière israélienne contre le Liban."Il faut libérer sans condition les soldats enlevés. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour obtenir leur libération", a affirmé M. Annan.Le ministre libanais de l'Energie Mohammed Fneish, membre du Hezbollah, a toutefois déclaré que le mouvement chiite ne libérerait les deux soldats israéliens que dans le cadre d'un échange de prisonniers."Il n'y a pas de libération sans condition. Ce n'est pas réalisable", a-t-il prévenu. "L'objectif de cette opération était de conduire à des négociations indirectes et à un échange. C'était la position avant l'agression (israélienne) et il est naturel de la maintenir après l'agression", a-t-il ajouté. /ATS
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