Les opposants au CPE maintiennent de Villepin sous pression

PARIS - Les opposants au Contrat première embauche (CPE) ont réaffirmé leur volonté de maintenir la pression sur le gouvernement français pour obtenir le retrait du CPE. Le Parlement s'apprête cependant à adopter définitivement le projet.Au lendemain de manifestations qui ont mobilisé des centaines de milliers de personnes dans toute la France, le premier ministre Dominique de Villepin a de nouveau défendu ce contrat de travail réservé au moins de 26 ans.Le CPE, assorti d'une période d'essai de deux ans pendant lesquels l'employeur peut licencier un salarié sans motif, est certes "plus souple", mais il "donne des garanties avec un droit à la formation", a rappelé M. de Villepin. Pour le gouvernement, le CPE pourrait entrer en vigueur fin avril.Syndicats, opposition, organisations étudiantes et lycéennes n'y voient que la perspective d'une précarisation accrue de l'emploi. Ils ne se satisfont pas non plus de la promesse du Premier ministre d'ouvrir une "large concertation" à partir de la semaine prochaine.Entre-temps, le texte sur l'égalité des chances, qui met en place le CPE, aura été définitivement adopté par le Parlement.Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a invité Dominique de Villepin, malmené dans les sondages, à faire "un geste de bonne volonté" et à suspendre le CPE, faute de quoi il prendra le risque de "dérapages" et s'exposera à une pression "insupportable".M. Chérèque a souhaité l'organisation d'une nouvelle manifestation "dans les 15 jours", de préférence un samedi pour permettre une mobilisation maximum.Le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly a dénoncé "l'entêtement" du Premier ministre et affirmé qu'il n'excluait aucun recours, y compris la grève.Le Parti socialiste a lui aussi continué de demander le retrait du CPE. L'ex-ministre Martine Aubry a accusé Dominique de Villepin de "brutalité" et l'ancien Premier ministre Laurent Fabius a estimé que le gouvernement se "grandirait" en retirant un texte "qui dresse une partie de la France contre l'autre".Du côté des étudiants, l'Unef a lancé dès mardi soir un appel à la grève dans l'ensemble des universités françaises. Selon le syndicat, 38 de ces 88 universités étaient touchées par le mouvement en fin de journée. /ATS
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