Les étudiants de 25 universités sont en grève contre le CPE

BERNE - Vingt-cinq des 88 universités de France sont touchées par un mouvement de grève des étudiants contre le projet de "contrat première embauche" (CPE). L'UNEF a appelé à poursuivre la mobilisation "jusqu'au retrait" de ce texte."On continue la mobilisation", a déclaré Benjamin Vétélé, vice-président de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF). Mardi, 22 universités avaient voté la grève. De son côté, le ministère de l'éducation ne disposait pas de chiffres dans l'immédiat.Benjamin Vétélé a souligné qu'il ne s'agissait pas d'un blocage des universités, répondant au ministre de l'Education nationale Gilles de Robien qui a jugé mercredi matin "inadmissible de bloquer les universités".Des assemblées générales sont organisées dans les facultés pour décider des suites à donner au mouvement, a dit le vice-président de l'UNEF. En attendant, les étudiants organisent sur place des piquets de grève, empêchent la tenue de certains cours et bloquent les amphithéâtres. Les bibliothèques restent accessibles, a-t-il ajouté.Au lendemain de la mobilisation nationale contre le CPE, qui a rassemblé entre 400 000 et plus d'un million de personnes, Benjamin Vételé a estimé que le premier ministre Dominique de Villepin était "très embarrassé". "Sa majorité le suit du bout des lèvres", a-t-il dit.Plusieurs responsables de l'opposition et des syndicats ont à nouveau réclamé mercredi le retrait du texte et dénoncé "l'entêtement", voire la "brutalité" de M. de Villepin. Le CPE est un nouveau contrat de travail réservé aux moins de 26 ans. Il est assorti de la possibilité de licencier sans justification pendant les deux premières années.En visite dans une association de femmes du Val d'Oise, le chef du gouvernement a toutefois une nouvelle fois défendu son projet, qu'il n'entend pas voir associé à la précarité. "J'ai le sentiment que le fait de prononcer le mot du diagnostic fait qu'on est responsable du mal", a-t-il souligné."On ne peut pas rester les bras ballants, il faut faire quelque chose (...) Il y a des peurs qui peuvent jouer mais il y a des réalités", a insisté le Premier ministre. Une nouvelle fois Dominique de Villepin a défendu "un contrat plus souple mais qui donne des garanties, avec un droit à la formation". /ATS
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