Le président Lula est contraint à un second tour au Brésil

BRASILIA - L'issue de l'élection présidentielle brésilienne se jouera lors d'un second tour le 29 octobre. Le président Luiz Inacio "Lula" da Silva a manqué de justesse le seuil des 50% requis pour l'emporter dès dimanche. Son adversaire sera Geraldo Alckmin.La commission électorale a officiellement annoncé dans la nuit de dimanche à lundi qu'il y aura un second tour. Auparavant, elle avait indiqué qu'après dépouillement de 95% des bulletins, Lula était crédité d'un peu plus de 49% des voix contre 41% à son principal adversaire Geraldo Alckmin.Embarrassé par un nouveau scandale impliquant le Parti des travailleurs (PT) dont il est issu, le président a vu son avance s'amenuiser à l'approche du scrutin. Deux sondages diffusés samedi dessinaient pour la première fois l'hypothèse d'un second tour.Ces enquêtes ont été effectuées vendredi et samedi, à l'issue du dernier débat présidentiel, jeudi, auquel Lula n'a pas participé. Ils sont postérieurs au scandale du "dossier" qui a contraint le président à se séparer d'une partie de son équipe de campagne.L'affaire concerne des documents apparemment compromettants pour Alckmin que des agents du Parti des travailleurs (PT) de Lula auraient tenté d'acheter à un intermédiaire pour salir l'image du candidat de l'opposition.Le président bénéficie cependant toujours d'un large soutien des couches les plus modestes de la société brésilienne. Elles ont vu leur prestations sociales s'accroître considérablement depuis son arrivée aux affaires.Le chef de l'Etat s'était montré confiant après avoir voté dans une école de sa ville natale de Sao Bernardo do Campo: "Je suis convaincu que nous allons remporter cette élection aujourd'hui." Mais son entourage a précisé qu'il avait passé la majeure partie de l'après-midi à peaufiner des scénarios en vue du second tour.Geraldo Alckmin, ancien gouverneur de l'Etat industriel de Sao Paulo, a mené campagne sur ses compétences techniques et dénonce le bilan de Lula. La pression fiscale, dit-il, étouffe les entreprises, la croissance est en berne, l'agriculture en danger et une grave crise morale s'est développée sous le premier mandat de Lula."Lula a eu sa chance et le Brésil n'a plus de temps à perdre. L'éthique l'emportera sur la corruption", a-t-il lancé dans un bureau de vote de Sao Paulo, où il s'est rendu avec son épouse. /ATS
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