Le parti de Iouchtchenko veut une coalition "orange"

KIEV - Le parti du président ukrainien pro-occidental Viktor Iouchtchenko a annoncé qu'il allait renouer avec ses ex-alliés de la Révolution orange pour former un gouvernement. Les tractations s'annoncent ardues sur le partage des postes ministériels."La décision a été prise de créer une coalition de forces démocratiques dont feront partie les forces orange (...) Notre Ukraine, le Bloc Ioulia Timochenko et les socialistes", a indiqué une porte-parole du parti présidentiel Notre Ukraine.Depuis les législatives du 26 mars en Ukraine, ce scénario était très attendu par les partisans orange qui espèrent une réunification de leur camp, mais aussi en Europe et aux Etats-Unis qui souhaitent voir la poursuite de la politique pro-occidentale de Kiev, lancée par la Révolution.Mais rien n'est encore joué. Des "négociations très difficiles" se poursuivent sur la définition d'un programme gouvernemental ainsi que sur le partage des postes au gouvernement, a indiqué un responsable de Notre Ukraine sous couvert de l'anonymat."De quelle décision finale peut-on parler? Soit Ioulia (Timochenko), soit les socialistes sortent des négociations en permanence", a lancé cette source.L'une des figures de proue de la Révolution, Mme Timochenko est déterminée à reprendre le poste de Premier ministre. Elle avait occupé cette fonction de février à septembre 2005, avant d'être limogée par le président et d'entrer dans l'opposition.Mais Viktor Iouchtchenko, porté au pouvoir par la Révolution orange en décembre 2004, est fermement opposé au retour de cette femme - charismatique, populiste et faisant peur aux investisseurs - à la tête du gouvernement.Lors de la réunion de Notre Ukraine où il a décidé de former une coalition orange, "tous les orateurs disaient (...) qu'il était inadmissible de laisser à Mme Timochenko le poste de Premier ministre", a raconté le responsable du parti présidentiel."Ioulia Timochenko ne tient jamais ses promesses et il est très difficile de lui faire confiance", a-t-il expliqué, avant d'affirmer que sa nomination au gouvernement allait "détruire l'économie" nationale. Plus prudente, l'importante banque ukrainienne Ukrsibbank n'en a pas moins prévenu que cette perspective provoquerait le pessimisme sur le marché. /ATS
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