Le maire d'Anvers trouve la bonne formule contre l'extrême droite

BRUXELLES - Le maire socialiste d'Anvers Patrick Janssens a battu l'extrême droite lors des municipales belges de dimanche. Les analystes mettent en évidence son discours "positivant" et ignorant les diatribes du parti xénophobe Vlaams Belang.Les grands journaux flamands "Het Laatste Nieuws" et "De Standaard" ont salué la victoire de M. Janssens. "Anvers vaut mieux que l'extrême droite. La Belgique respire", écrivait aussi le journal francophone "Le Soir". Pour le politologue Vincent de Coorebyter, la formule gagnante du maire d'Anvers réside dans le fait qu'il a "compris qu'il ne fallait pas mener de campagne partisane".Patrick Janssens, un homme issu du monde de la publicité, "n'a pas du tout agité la menace de la prise de pouvoir de l'extrême droite. Il a fait comme si le Vlaams Belang n'existait pas, ou seulement en creux", souligne M. Coorebyter, directeur du Crisp, un centre d'analyse bruxellois.Soutenu par des personnalités d'horizons divers, le maire a "vanté une ville qui se redresse, qui gagne, qui se rénove, asséchant le discours systématiquement négatif du Vlaams Belang", ajoute-t-il. Le Vlaams Belang ("L'Intérêt flamand") a récolté dimanche 33,51% des suffrages à Anvers, 2e ville de Belgique, en légère augmentation par rapport aux 32,95 % des municipales de 2000.Mais le parti socialiste flamand SPA du maire Patrick Janssens lui est passé devant avec 35,28% des suffrages, gagnant 15 points et lui ravissant la place de premier parti à Anvers.Les quelque 20,5% des voix récoltés dimanche par le Vlaams Belang sur la région flamande représentent en effet une progression de cinq points par rapport aux municipales de 2000, mais un recul de 4 points comparé aux régionales de 2004.Le parti indépendantiste gagne surtout dans les petites communes, mais stagne dans des grandes villes comme Gand, Malines et Anvers, souligne M. Delwit, qui estime que le Vlaams Belang "a peut-être atteint son plafond".Pour les journaux belges francophones et néerlandophones, qui se concentrent chacun sur les résultats dans leur propre communauté, la débâcle du parti libéral-démocrate flamand (VLD) du Premier ministre Guy Verhofstadt était l'autre grand enseignement du scrutin. /ATS
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