L'autopsie de Slobodan Milosevic conclut à un arrêt cardiaque

LA HAYE - Slobodan Milosevic est décédé d'une crise cardiaque, selon l'autopsie pratiquée sur le corps de l'ancien président retrouvé mort dans sa callule à La Haye. L'ex-homme fort des Balkans s'était dit victime d'un empoisonnement."C'est un arrêt cardiaque", a déclaré une source proche du Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie à l'issue dimanche soir de l'autopsie. Les résultats officiels de l'examen n'étaient pas encore connus.Une analyse toxicologique a également été commandée par le TPI pour établir les causes de la mort de l'ex-président yougoslave à l'âge de 64 ans. L'homme politique souffrait de problèmes cardiaques et d'hypertension artérielle.La polémique sur les circonstances de la mort de Slobodan Milosevic a été relancée dimanche quand un de ses avocats, Zdenko Tomanovic, a déclaré que Milosevic s'était dit victime d'une tentative d'empoisonnement dans une lettre écrite à la veille de sa disparition.Un porte-parole du TPI a défendu le Tribunal contre les accusations d'empoisonnement brandies par des proches de l'ancien dirigeant, assurant que "le TPI n'a rien à se reprocher" concernant ce décès. "Le TPI prend le plus grand soin de ses accusés, et de celui-ci en particulier", a affirmé ce porte-parole, Christian Chartier.Sa famille et ses alliés politiques ont rendu le TPI responsable de la mort de l'ex-président, qui souffrait de longue date de problèmes cardio-vasculaires ayant provoqué de nombreuses suspensions d'audience.Outre les circonstances de sa mort, les funérailles de Milosevic sont elles aussi objet de controverse. Un enterrement en Serbie, où sa femme Mira Markovic et son fils Marko font l'objet de poursuites judiciaires, pose de nombreux problèmes.Les autorités de Belgrade ont annoncé dimanche soir que Mira Markovic, réfugiée en Russie, ne se verra pas accorder d'amnistie pour lui permettre d'assister aux obsèques de son mari.En Serbie, l'annonce de la mort de l'ancien homme fort n'a pas suscité beaucoup de compassion. En revanche, plusieurs centaines de Serbes, dont le président Boris Tadic, ont bravé la pluie pour déposer des gerbes sur la tombe du premier ministre réformateur Zoran Djindjic, assassiné il y a trois ans. Il était à l'origine de l'arrestation et du transfert de Milosevic vers le TPI. /ATS
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