L'ancien espion russe Alexandre Litvinenko est mort

LONDRES - L'ancien espion russe Alexandre Litvinenko, hospitalisé à Londres après un possible empoisonnement, est décédé jeudi, a annoncé l'hôpital où il était soigné. L'état de santé de cet ancien colonel du FSB (l'ex-KGB), âgé de 43 ans, avait empiré jeudi."Alexandre Litvinenko est mort à l'University College Hospital à 22h21 suisses le 23 novembre 2006", a déclaré le porte-parole de l'hôpital. Il était très malade quand il a été admis à l'hopital le vendredi 17 novembre et l'équipe médical a tout fait tout son possible pour le sauver", a précisé le porte-parole.L'état de santé de Litvinenko, 43 ans, ancien colonel du FSB (l'ex-KGB) avait empiré jeudi, les médecins comme ses amis, ne sachant ce qui avait provoqué cette détérioration. L'enquête menée par la section antiterroriste de Scotland Yard n'a pour l'instant produit aucun développement significatif.Après plusieurs jours d'incertitudes et d'affirmations apparemment contradictoires, le docteur Geoff Bellingan, responsable de l'unité de soins intensifs de l'University College hospital, a écarté l'hypothèse d'un empoisonnement au thallium, d'abord évoquée par un toxicologue, et même par une susbtance radioactive.Un porte-parole a précisé jeudi que la police cherchait encore à retrouver certaines personnes qu'elle souhaite interroger. Scotland Yard "enquête (pour découvrir) comment cet homme est tombé malade", a-t-il précisé. Auparavant, Scotland Yard avait parlé d'"empoisonnement apparemment délibéré". Jeudi les services de renseignement russes ont de nouveau rejeté toute responsabilité.Akhmed Zakaïev, représentant des indépendantistes tchétchènes, a raconté mardi au journal "The Guardian" avoir rencontré le 1er novembre M. Litvinenko, qui lui a dit posséder des "informations très importantes sur la mort de la journaliste russe d'opposition d'Anna Politkovskaïa", assassinée le 7 octobre à Moscou.Le 1er novembre, M.#Litvinenko avait bu le thé avec deux Russes dans un hôtel du centre de Londres, le Millenium, dont un certain "Vladimir" qu'il ne connaissait pas, et rencontré un "contact" italien, Mario Scaramella. Celui-ci, mis hors de cause par l'entourage de l'ex-agent russe, lui aurait remis des documents en relation avec le meurtre d'Anna Politkovskaïa, journaliste russe d'opposition tuée le 7 octobre à Moscou. /ATS
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