Israël embarrassé après le drame de la plage de Gaza

JéRUSALEM - L'armée israélienne a fait marche arrière après avoir affirmé qu'elle n'était pas responsable de l'explosion meurtrière sur une plage de Gaza. L'ONG américaine Human Rights Watch a mis en doute la thèse de l'Etat hébreu.Tsahal, l'armée israélienne, a admis la possibilité qu'un type de munition non explosé qu'elle utilisait dans le passé pourrait être la cause du drame de la plage de Gaza, où huit civils palestiniens, dont cinq membres d'une même famille, ont péri vendredi dernier dans un bombardement imputé à Israël.L'épisode a suscité une vive émotion et une large condamnation dans le monde. Il a été déploré dimanche par la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey, lors d'une visite d'un jour en Israël.La marche arrière israélienne est intervenue au lendemain de déclarations officielles péremptoires dégageant la responsabilité d'Israël. Le ministre de la Défense Amir Peretz et le chef d'état-major Dan Haloutz avaient en effet annoncé que les résultats de l'enquête avaient blanchi l'armée.Le général Meir Klifi, qui a dirigé la commission d'enquête, a affirmé que l'armée avait pilonné des zones au nord de la plage pour tenter de mettre fin aux tirs de roquettes contre Israël, mais que l'explosion sur la plage n'avait pas été causée par un obus. "Nous pouvons dire que tous les obus ont atteint leur cible. Nous avons des rapports détaillés sur chaque obus", a-t-il indiqué.M. Klifi a ensuite déclaré que la commission d'enquête "n'avait pas achevé ses travaux" et examinait la possibilité que les Palestiniens aient été tués par un engin non explosé utilisé dans le passé par l'armée, en poursuivant l'analyse d'un éclat retiré sur l'un des blessés évacués en Israël.L'ONG Human Rights Watch a mis en doute la thèse de l'armée. Marc Garlasco, un analyste militaire de l'ONG basée à New York, a affirmé à Gaza que l'explosion avait été "très probablement" provoquée par un obus israélien.Le mouvement islamiste Hamas a aussi démenti l'hypothèse de la mine placée par ses combattants. Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan à jugé pour sa part "plutôt bizarre la présence d'une mine sur une plage". Les Palestiniens ont exigé l'ouverture d'une enquête internationale. /ATS
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