Irak: trente morts dans un attentat, sort des otages incertain

BAGDAD - Trente civils, des voyageurs se rendant dans le sud, ont péri dans un attentat suicide dans un bus à Bagdad à une semaine des élections législatives. Dans le même temps, l'inquiétude grandit sur le sort des otages occidentaux enlevés en Irak. Un kamikaze a fait détonner sa ceinture d'explosifs à bord d'un bus dans la gare routière An-Nahda, dans le centre de la capitale. Outre les trente morts, 25 personnes ont été blessées. "Certains corps sont carbonisés car l'autobus a complètement brûlé", a indiqué un responsable de la police, selon lequel le bus devait se rendre à Nassiriyah, une ville chiite dans le sud de l'Irak. La même station avait connu un attentat sanglant en août dernier et un officier de policier a déploré le manque de vigilance des services de sécurité. D'autre part, un soldat américain a été tué par une bombe à Bagdad. Outre les attentats, les insurgés ont repris à l'approche du scrutin leur campagne d'enlèvements d'étrangers. A Londres, le ministre britannique des Affaires étrangères Jack Straw a appelé les ravisseurs de Norman Kember en Irak à prendre contact avec les représentants du Royaume-Uni. Un Américain est également retenu en otage en Irak. Ce rapt a été revendiqué par l'Armée islamique en Irak, qui menace de tuer son otage si les Etats-Unis ne libèrent pas les détenus. Les ravisseurs de l'archéologue allemande Susanne Osthoff, enlevée le 25 novembre avec son chauffeur irakien, ont également affirmé dans un message vidéo qu'ils exécuteraient leurs otages si Berlin ne cesse pas sa collaboration avec le gouvernement irakien. Enfin, les ravisseurs de l'ingénieur Français Bernard Planche ne se sont eux toujours pas manifestés. Par ailleurs, l'ancien ministre de la Justice américain Ramsey Clark, l'un des avocats de Saddam Hussein, a fait part de ses doutes quant à la légalité du tribunal qui juge l'ancien président irakien. "Le tribunal a été créé par les Etats-Unis", a-t-il déclaré. "Le procès ne peut pas se poursuivre tant que ce tribunal n'est jugé légal", a-t-il ajouté. M. Clark a également décrit les témoins comme "très faibles" et accusé certains témoignages de paraître "fabriqués". /ATS
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