Immigration clandestine: Bush envoie 6000 soldats à la frontière

WASHINGTON - Le président américain George W. Bush va envoyer 6000 soldats de la Garde nationale à la frontière mexicaine pour soutenir la lutte contre le flux d'immigrants clandestins. Une décision saluée par les républicains et critiquée par les démocrates.Dans sa première allocution télévisée à la Nation sur une question de politique intérieure depuis sa prise de fonctions, M. Bush a expliqué que les 6000 membres de la Garde nationale, une armée largement dévouée aux missions intérieures, ne participeraient pas directement à la lutte contre l'immigration clandestine.Ils assisteront les garde-frontières à des tâches comme la surveillance, l'analyse du renseignement, la construction de barrières ou la formation. Leur mission durera le temps que les effectifs des garde-frontières soient eux-mêmes augmentés de 6000 hommes, d'ici à fin 2008, a indiqué M. Bush.Le président américain a assuré qu'il ne s'agissait pas de "militariser" les 3000 km de frontières avec le Mexique, répondant aux inquiétudes de son homologue mexicain Vicente Fox. "Le Mexique est notre voisin et notre ami", a-t-il affirmé.Selon les officiels de la Maison Blanche, les premiers Gardes nationaux devraient recevoir leur ordre de mission en juin. M.Bush s'est aussi de nouveau prononcé pour un programme de régularisation d'une partie des 11 ou 12 millions de clandestins vivant déjà aux Etats-Unis.Les élus du Congrès ont réagi de façon contrastée à ce discours. Les premiers républicains à s'exprimer ont été séduits, à l'instar du président de la commission des forces armées au Sénat, John Warner, pour qui "la Garde nationale a l'expertise et le dévouement nécessaires pour remplir à bien sa mission"."Il est sur la bonne voie", s'est réjouie la Texane Kay Bailey Hutchison. Elle a appelé M.Bush à "sécuriser" aussi la frontière nord, avec le Canada, avant de discuter du sort des immigrés déjà dans le pays.En revanche l'opposition démocrate, alliée à M. Bush pour créer un statut de "travailleur invité" pour encadrer l'immigration ou fournir une possibilité de régularisation aux clandestins, a critiqué le recours à la Garde nationale, trop souvent vue comme l'ultime recours.Le sénateur démocrate John Kerry a plaidé pour "une réponse complète à l'immigration, qui comprenne le renforcement de la sécurité à la frontière". Mais le recours à la Garde nationale n'est à ses yeux "pas la bonne réponse". /ATS
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