Guerre des mosquées en Irak: six sunnites tués

BAGDAD - L'Irak a plongé dans une "guerre des mosquées". La destruction partielle d'un lieu saint chiite à Samarra a été suivie de représailles contre des lieux de cultes sunnites à travers le pays. Six sunnites ont été tués.Une trentaine de mosquées sunnites ont été attaquées à travers le pays, certaines brûlées ou occupées, selon des responsables politiques de cette communauté. A Bagdad, six sunnites ont été assassinés et 27 mosquées attaquées. Les victimes sont trois imams et trois fidèles, a indiqué une source du ministère irakien de l'Intérieur.Par ailleurs, des manifestants ont saccagé la mosquée Abbassiyah à Kerbala. A Bassorah, des hommes armés ont tiré des rafales sur un lieu de culte sunnite. Et lors d'une attaque d'un siège du Parti islamique, une personne a été tuée et 14 autres blessées.Ces violences ont éclaté suite à l'attentat qui a détruit partiellement un mausolée chiite à Samarra, au nord de la capitale. Elles sont survenues en dépit des appels au calme lancés par les autorités religieuses des deux communautés musulmanes et du gouvernement, qui ont appelé à ne pas tomber dans le piège de la guerre civile.Le mausolée des imams Ali al-Hadi et Hassan al-Askari, chef d'oeuvre architectural islamique vieux de 1200 ans, est situé au centre de la ville sunnite de Samarra. Sa partie droite a été ravagée par une double explosion. Le dôme en or a été détruit et le revêtement en mosaïque turquoise a été totalement soufflé.Selon un colonel des forces spéciales du ministère de l'Intérieur, quatre hommes y sont entrés mardi soir et ont ligoté les cinq policiers de faction. Ils ont placé de nuit, avant de s'enfuir, deux charges qui ont explosé peu avant 5h00. Trois suspects ont été arrêtés, a dit Ibrahim Jaafari, haut responsable du cabinet du Premier ministre.Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans les régions chiites. A Bagdad, les quartiers chiites de Sadr City et de Kazimiyah se sont enflammés tôt le matin, les muezzins des mosquées appelant la population à descendre dans la rue pour dénoncer "cet acte criminel".L'ayatollah Ali Sistani, la plus haute autorité chiite, a appelé au calme. Le chef radical chiite Moqtada Sadr a lui aussi lancé un appel dans ce sens à ses partisans. Les dirigeants politiques ont fait de même. /ATS
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