Grippe aviaire: nouveau décès suspect dans l'est de la Turquie

ANKARA - Une fille de 12 ans hospitalisée à Van, dans l'est de la Turquie, soupçonnée d'avoir contracté la grippe aviaire est décédée. Son frère, traité dans le même établissement, a été testé positif au virus H5N1, la forme la plus dangereuse de la maladie.Ce nouveau cas porte à 19, dont trois morts, le nombre de personnes contaminées par le virus H5N1 en Turquie. Les tests réalisés sur Muhammed Özcan, 5 ans, frère de la fillette décédée, Fatma, sont positifs, a annoncé le ministère de la Santé.La grippe aviaire a fait trois morts - trois enfants d'une même famille - dans l'est de la Turquie, premier pays où le virus H5N1 a tué hors de l'Extrême-Orient.L'état de Muhammed est "stable", avait souligné auparavant Hüseyin Avni Sahin, le médecin-chef de l'hôpital de Van où il est traité. "Fatma était arrivée à notre hôpital très mal en point. Elle et son frère sont arrivés ici très tard, six jours après avoir présenté les premiers symptômes", selon M. Sahin.Le médecin a expliqué que Fatma avait coupé des poulets malades, les avait cuits et servis ensuite aux membres de sa famille. Elle en a également mangé. Consommer une volaille porteuse du virus n'est pas un vecteur de transmission, mais avoir des contacts rapprochés avec des animaux infectés peut contaminer l'homme, selon les spécialistes.La plupart des cas humains de grippe aviaire sont survenus dans les campagnes ou dans des zones périurbaines où de nombreuses familles élèvent quelques volailles qui pénètrent souvent dans les maisons, ou se promènent là où jouent les enfants.Se présenter à un établissement sanitaire "dans les plus brefs délais" peut sauver la vie, a encore expliqué M. Sahin, donnant l'exemple de plusieurs enfants testés positifs mais qui ont quitté ensuite l'hôpital après avoir été traités au Tamiflu, médicament antiviral actuellement considéré comme le plus efficace contre la maladie. M. Sahin a encore exhorté l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à installer un laboratoire à Van.Les autorités turques ont poursuivi dimanche leur campagne d'abattage, avec quelque 600 000 volatiles massacrés avec l'aide d'experts de l'OMS. De l'autre côté de la frontière également, en Iran, des milliers de volatiles sont abattus pour éviter la propagation de la maladie, a déclaré dimanche un responsable vétérinaire. /ATS
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