Fin du sommet du G8: force internationale au Liban évoquée

ST-PETERSBOURG - Les dirigeants du G8 ont évoqué les préparatifs d'une Force internationale au Liban-Sud, au dernier jour de leur sommet à Saint-Pétersbourg. Ils ont tenté de désembourber les négociations de l'OMC et ont condamné les récents attentats de Bombay.Alors que le conflit entre Israël et le Hezbollah ne donne aucun signe d'apaisement, le secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan les a appelés à conclure une trêve pour permettre la mise en place d'une force internationale à la frontière israélo-libanaise.Il a ajouté que la force qu'il envisageait serait "une force de stabilisation". "La seule manière de voir une fin de la violence est d'avoir une force internationale déployée dans la zone", a dit le Premier ministre britannique Tony Blair.Il a estimé que cette force devrait comprendre beaucoup plus que les 2000 hommes de l'actuelle mission de l'ONU (FINUL) déjà présente dans le sud. Son homologue italien Romano Prodi a lui parlé d'une force de 8000 hommes environ.Pour le président français Jacques Chirac, "il faut avoir un moyen de répression, le cas échéant, et en tous les cas de surveillance".L'idée de cette mission avait été avancée la veille par les chefs d'Etat et de gouvernement du G8, parvenus difficilement à surmonter leurs divisions pour publier une déclaration commune sur le Proche-Orient.Le G8 et les puissances économiques émergentes se sont également efforcés lundi de désembourber les négociations sur la libéralisation mondiale du commerce à l'OMC. Ils ont condamné les récents "attentats terroristes barbares" de Bombay qui ont fait près de 200 morts.Les présidents et chefs de gouvernement des grands pays industrialisés et leurs homologues du Brésil, de la Chine, de l'Inde, du Mexique et de l'Afrique du Sud se sont réunis en clôture du sommet de Saint-Pétersbourg."Je suis convaincu que l'heure est venue de prendre une décision politique, quelle qu'elle soit. Nous ne pouvons laisser cela entre les mains de nos seuls négociateurs" à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a dit le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.Ces négociations sont bloquées notamment par une querelle sur les aides agricoles. Les pays en développement demandent un meilleur accès aux marchés nord-américains et européens. /ATS
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