Enlèvement d'un imam en Italie: le chef du renseignement limogé

ROME - Le gouvernement italien a donné un coup de balai à la tête des services de renseignement, limogeant en particulier le patron du renseignement militaire. Celui-ci avait été mis en cause dans l'enlèvement d'un ex-imam égyptien par des agents de la CIA.Le haut responsable, le général Nicolo Pollari, se trouvait sur la sellette depuis plusieurs mois à la suite d'une enquête du parquet de Milan sur l'enlèvement de l'ex-imam en février 2003. Des membres du renseignement militaire (SISMI), dont le général Pollari, sont accusés de complicité d'enlèvement dans cette affaire.Selon le parquet, Hassan Moustafa Osama Nasr, connu sous le nom d'Abou Omar et soupçonné de terrorisme, a été enlevé dans une rue de Milan, conduit sur une base américaine du nord de l'Italie et envoyé en Egypte, où il affirme avoir été torturé.Les chefs du SISDE (renseignement intérieur) et du CESIS, une structure coordonnant les activités du SISDE et du SISMI, ont également été remplacés. Le chef du gouvernement de centre-gauche Romano Prodi a assuré qu'il s'agissait d'une "rotation naturelle" à la tête des trois agences."Nous avons choisi des personnes étrangères aux clans et aux jeux politiques, avec une riche expérience et ayant obtenu de grands succès professionnels", a souligné M. Prodi. L'enlèvement de l'imam empoisonne depuis des mois les relations entre le gouvernement italien et les Etats-Unis.Une demande similaire se trouve à l'heure actuelle sur le bureau de son successeur de gauche, Clemente Mastella, même si les agents font déjà l'objet d'un mandat d'arrêt européen. Le rapt de l'iman est l'un des cas étudiés dans le rapport du Conseil de l'Europe rédigé en 2006 par le conseiller d'Etat tessinois Dick Marty sur les vols secrets de la CIA. /ATS
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