Début du premier procès du 11 Septembre aux Etats-Unis

BERNE - Le premier procès aux USA en lien direct avec les attentats du 11 septembre 2001 s'ouvre lundi près de Washington. La première étape consiste à sélectionner le jury chargé de décider du sort de Zacarias Moussaoui. Le Français risque la peine de mort.Compte tenu de l'enjeu, la juge en charge de l'affaire, Leonie Brinkema, saluée par la défense pour son indépendance, a prévu un mois pour la sélection du jury - douze personnes et six suppléants. Cinq cent personnes tirées au sort sur des listes électorales sont convoquées au tribunal d'Alexandria pour remplir un questionnaire sur leur état civil, leurs croyances et leur connaissance de l'affaire.Par mesures de sécurité, le quartier sera bouclé et il a été formellement interdit à la presse de photographier les jurés, qui devront rester anonymes et ne pourront même pas être croqués de manière précise par les dessinateurs assistant aux audiences.Leurs réponses seront analysées à la loupe par la défense et l'accusation, avant une deuxième phase consacrée à partir du 15 février à l'interrogatoire et à la récusation des jurés qui manqueraient de neutralité.Le 6 mars, les audiences pourront véritablement commencer. Moussaoui a été interpellé le 16 août 2001 dans l'Etat du Minnesota alors qu'il prenait des cours de pilotage. Le Français a toujours nié avoir participé aux attentats qui ont tué plus de 3000 personnes, mais a admis, le 22 avril 2005, sa complicité avec les pirates de l'air.L'affaire ne portera pas sur sa culpabilité, puisqu'il a déjà plaidé coupable des six chefs d'accusation retenus contre lui, dont quatre sont passibles de la peine de mort. Les débats ne seront centrés que sur sa peine, la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle ou la sentence capitale.Menés de part et d'autre par des juristes chevronnés, les débats, agrémentés d'experts et de témoins, s'annoncent malgré tout passionnés. Le gouvernement souhaite notamment prouver que lors de son arrestation pour un visa périmé le 16 août 2001 dans le Minnesota, trois semaines avant les attentats, Moussaoui "a menti" pour rendre possibles les attaques.La défense va riposter avec une arme politique, en tentant de prouver que le gouvernement en savait bien plus que Moussaoui et pourrait aussi tenter d'établir que ce dernier est atteint de schizophrénie. /ATS
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