CPE: Villepin fait une ouverture, nouvelles manifestations

PARIS - Gouvernement et syndicats, jusqu'ici engagés dans une guerre de tranchées sur le contrat première embauche (CPE), ont convenus de nouer le dialogue vendredi sur l'emploi des jeunes. Cette avancée préfigure une possible sortie de crise.Dominique de Villepin, qui exclut toujours le retrait du CPE, a adressé jeudi une lettre aux cinq grandes confédérations syndicales (CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, FO) pour les inviter "le plus rapidement possible" à Matignon.L'intersyndicale a répondu favorablement à l'invitation et demandé à rencontrer vendredi le Premier ministre, tout en réitérant sa requête de retrait du CPE. Dominique de Villepin a fixé le rendez-vous à vendredi après-midi, a fait savoir Matignon.Les organisations étudiantes, qui seront reçues vendredi par les ministres Gilles de Robien (Education) et François Goulard (Enseignement supérieur), rencontreront pour leur part Dominique de Villepin la semaine prochaine, a-t-on précisé dans l'entourage du Premier ministre.Le chef du gouvernement explique dans sa missive vouloir "évoquer sans a priori des mesures propres à lever les inquiétudes et les interrogations qui se sont exprimées ces dernières semaines au sujet du contrat première embauche".En dépit de cette amorce de rapprochement, les syndicats maintiennent leur appel à une journée de manifestations et de grèves interprofessionnelles le mardi 28 mars.Lancée dans les universités, la fronde s'est étendue depuis près de deux semaines aux lycées et menace désormais de rallumer la colère des banlieues défavorisées secouées par des émeutes en novembre.Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé à Paris et dans plusieurs villes de province. Des rassemblements, notamment à Paris et Marseille, ont été ternis par l'irruption de "casseurs" venus soit en découdre avec la police, soit se livrer à des violences et voler les passants.Deux tiers des Français sont toujours favorables au retrait du CPE, selon un sondage CSA à paraître vendredi dans "Le Parisien". Face aux dissensions de plus en plus visibles au sein même du gouvernement, "Chirac pousse Villepin à négocier", écrivait jeudi le même journal qui citait une source gouvernementale affirmant: "Si cela ne bouge pas très vite, le premier ministre va sauter". /ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.