CPE: appel commun de la gauche à amplifier la mobilisation

PARIS - Onze partis de gauche réunis à Paris au sein du collectif "Riposte" ont décidé d'un appel commun visant à amplifier la mobilisation anti-CPE. Cela face à ce qu'ils considèrent comme des tentatives de division par le président Jacques Chirac."Le chef de l'Etat n'a pas agi en fonction de l'intérêt général. Il cherche à manoeuvrer pour essayer de diviser le mouvement et pour continuer à appuyer sa politique et à tourner le dos aux aspirations de la jeunesse et de la grande majorité de la population", a déclaré à l'issue de la réunion Patrick Farbiaz, membre du conseil national des Verts."Nous avons donc confirmé notre accord unanime pour demander le retrait du CPE définitif et pour l'ouverture de véritables négociations avec l'ensemble des organisations syndicales, avec les étudiants et les lycéens avant tout retour devant le Parlement", a-t-il dit sur France Info.Cet appel commun sera relayé par des tracts "massifs" et une "grande pétition" avant la journée de mobilisation nationale de mardi marquée par des grèves, des arrêts de travail et des manifestations.L'objectif est de "développer la mobilisation jusqu'au retrait du CPE", a dit M. Farbiaz. Une nouvelle réunion du collectif est programmée mercredi soir, au lendemain de cette journée d'action, a-t-il précisé.Le responsable des relations extérieures du Parti socialiste, Francis Chouat, s'est pour sa part félicité de cette "fusion massive de l'ensemble des forces de gauche dans la préparation du 4 avril"."Alors que le président de la République avait un geste simple et fort à faire, en refusant de promulguer le projet de loi, il a pris la responsabilité de jeter de l'huile sur le feu", a-t-il déploré.Dominique Strauss-Kahn a de son côté estimé que le chef de l'Etat "n'a pas compris ce que disent les jeunes manifestants". "Ils ne veulent pas qu'on réduise de deux ans à un an le délai de préavis. Ce qu'ils veulent, c'est que leur contrat de travail soit le même que celui des autres", a-t-il souligné de Lille où le PS tient ses états-généraux."Je crains que la décision qu'à prise le chef de l'Etat ne conduise à des grands risques pour le pays aujourd'hui", s'est inquiété sur LCI le député PS du Val-d'Oise, candidat à l'investiture du PS pour 2007.A ses yeux, Jacques Chirac "a beaucoup trop collé à ce que dit son Premier ministre", qui doit "servir de fusible" et non de "béquilles". /ATS
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