Côte d'Ivoire: 4 morts dans l'ouest du pays, Paris appelle au calme

ABIDJAN - La situation ne cesse de se dégrader en Côte d'Ivoire. Au moins quatre personnes ont été tuées dans des affrontements entre partisans du président Gbagbo et Casques bleus au lendemain du retrait du processus de paix du parti présidentiel.Les affrontements entre partisans de M. Gbagbo et Casques bleus se sont produits à Guiglo, dans l'ouest du pays. Des assaillants ont voulu investir le camp des Casques bleus bangladais. Quatre personnes ont été tuées et douze blessées, a affirmé une source militaire française.Un officier des Forces armées nationales de Côte d'Ivoire (Fanci, loyalistes) avait auparavant fait état de trois morts ivoiriens. L'officier a également fait état de blessés. Une source de l'Opération de l'ONU en Côte d'Ivoire (ONUCI) a indiqué qu'il y avait eu "des victimes", sans plus de détails.Selon cette même source, le contigent bangladais, qui comprend 300 hommes, aurait commencé à quitter la ville. Pour le 3e jour consécutif, Abidjan, la capitale économique, était paralysée mercredi par des partisans du président Laurent Gbgabo.Les manifestants protestent contre la décision du Groupe de travail international (GTI), chargé de suivre le processus de paix, de ne pas prolonger le mandat de l'Assemblée nationale, dominée par les partisans du pouvoir, arrivé à expiration en décembre. Ils dénoncent une "atteinte à la souveraineté nationale".Plusieurs centaines maintiennent un sit-in depuis lundi devant la délégation française avec une forte sono, chantant et dansant. En outre, deux à trois cents jeunes partisans du président Gbagbo occupaient mercredi la cour du siège de la télévision nationale (RTI, officielle) pour "faire passer des messages".La ministre française de la défense Michèle Alliot-Marie a qualifié la situation dans l'ancienne colonie d'"extrêmement préoccupante". Elle a appelé au calme et souhaité que les décisions internationales "soient mises en oeuvre".Dans la plupart des quartiers populaires de la capitale économique, les commerces sont fermés et des petits groupes de jeunes contrôlent les rares véhicules qui s'aventurent en les fouillant de fond en comble.En annonçant mardi en soirée son retrait du gouvernement de transition, regroupant toutes les tendances ivoiriennes et dirigé par le premier ministre Charles Konan Banny, le Front populaire ivoirien (FPI), le parti du président Gbagbo, a accru la tension. /ATS
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