Chirac et Merkel veulent rassurer sur le tandem franco-allemand

BERNE - Angela Merkel et Jacques Chirac se sont efforcés lundi de dissiper l'impression de relâchement dans le tandem franco-allemand. Ils ont dans le même temps admis leur désaccord sur la demande française de baisse de la TVA dans la restauration.Avant un dîner de travail à Versailles, les deux dirigeants ont répété qu'ils voulaient préparer ensemble les sommets européens de mars consacré aux questions économiques et de juin dédié à la relance des institutions européennes. Mme Merkel a fait état d'un "haut degré d'accord" dans l'analyse des situations.Les deux dirigeants ont demandé à chaque ministre de leurs gouvernements de préparer des projets qui seront examinés au conseil franco-allemand du 14 mars à Berlin. "Si la France et l'Allemagne ne sont pas le moteur, l'Europe n'avance pas", a constaté Mme Merkel.Ils n'ont pas expliqué comment ils comptaient surmonter leurs divergences de fond: alors que Paris ne veut garder que certaines dispositions du traité constitutionnel, Berlin souhaite sauver ce texte déjà ratifié par treize pays dont l'Allemagne.Faisant un plaidoyer pour "l'économie sociale de marché", Mme Merkel, considérée avant son accession au pouvoir le 22 novembre comme une libérale pure et dure, a souligné que la France et l'Allemagne recherchaient "une position commune" sur la directive Bolkestein sur les services, "pour faire comprendre aux Européens qu'ils n'ont pas besoin d'avoir peur devant la mondialisation".M. Chirac a aussi défendu la doctrine française sur la force de frappe face aux Etats menaçant d'utiliser le terrorisme, qui "ne doit inquiéter personne le moins du monde en Allemagne". Mme Merkel a dit n'y voir "aucune matière à critique".La seule note discordante a été la baisse à 5,5% de la TVA (contre 19,6% actuellement) dans la restauration demandée par Paris, une promesse de campagne du candidat Chirac en 2002. "Cela représente pour nous en Allemagne d'énormes problèmes", a dit la chancelière, qui a cependant souhaité que la "porte ne se ferme pas" à Bruxelles sur ce dossier jugé "essentiel" par M. Chirac.La chancelière prévoit de relever dès l'an prochain le taux général de TVA de 16% à 19% en Allemagne. M. Chirac a émis le souhait qu'"il n'y ait pas un rejet définitif de la demande française" lors de la réunion mardi des ministres des finances de l'UE. /ATS
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