Caricatures de Mahomet: violences et appels au calme se multiplient

HéBRON - La vague de violence déclenchée par la reproduction dans la presse mondiale de caricatures du prophète Mahomet a encore fait quatre morts en Afghanistan. La communauté internationale multiplie pour sa part les appels au calme.Quatre manifestants ont été tués et une vingtaine de personnes - manifestants, policiers, soldats - blessées mercredi à Qalat, dans le sud de l'Afghanistan, portant à onze le nombre de morts dans ce pays depuis lundi.Au cinquième jour de ces manifestations qui ont touché tout l'Afghanistan, une foule de quelque 400 personnes a attaqué le quartier-général de la police de cette ville, et incendié des véhicules. Deux autres décès avaient été enregistrés dimanche au Liban et lundi en Somalie lors de manifestations similaires.Toujours en Afghanistan, un chef militaire taliban, le mollah Dadullah, offre une prime de 100 kilos d'or à toute personne qui assassinera l'un des auteurs danois des caricatures. Il a également mis à prix pour cinq kilos d'or la tête de tout militaire danois, norvégien ou allemand servant dans le pays dans le cadre de la force de l'OTAN (ISAF).En Cisjordanie, les observateurs européens, dont cinq Suisses, déployés à Hébron ont quitté la ville, leurs locaux ayant été pris pour cible par des manifestants. Dans le reste du monde musulman, les manifestations semblaient marquer le pas mercredi, alors que la communauté chiite a commencé à fêter Achoura qui célèbre la mort de l'imam Hussein, petit-fils de Mahomet, en 680 à Kerbala en Irak.Aucune manifestation violente n'a ainsi été signalée en Syrie et au Liban où des attaques en règle avaient été menées contre les ambassades du Danemark, pays où les dessins ont été publiées pour la première fois en septembre.En Iran en revanche, des manifestants ont brisé à coups de pierres les vitres de l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran, alors qu'aucun journal britannique n'a publié les illustrations incriminées.Mardi soir à New York, les Nations unies, l'Union européenne et l'Organisation de la conférence islamique (OCI) ont exprimé de concert leur préoccupation et appelé à la retenue et au dialogue."La liberté de la presse implique responsabilité et jugement, et doit respecter les croyances", ont-elles affirmé, en soulignant aussi que "les actes violents dépassent les limites de la protestation pacifique". /ATS
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