Berlusconi ne veut pas se résigner à la défaite

BERNE - Les Italiens attendaient toujours la confirmation des résultats du Sénat, au lendemain de la validation de la victoire de Romano Prodi à la Chambre des députés. Le chef du gouvernement sortant Silvio Berlusconi n'a toujours pas avoué sa défaite."C'est un rite qui n'a jamais existé en Italie, ça se fait aux Etats-Unis; alors on ne comprend pas pourquoi il faudrait commencer maintenant", a-t-il dit concernant l'appel téléphonique qu'il est supposé faire à M. Prodi pour reconnaître la victoire de celui-ci, écrit le "Corriere della Sera" citant l'entourage de M. Berlusconi."C'est un gouvernement mort-né", a-t-il ajouté selon la même source, commentant le futur exécutif de Romano Prodi. "L'appel téléphonique ? On n'en parle même pas", a dit le chef du gouvernement selon le quotidien "Il Messaggero".M. Berlusconi semble donc décidé à ne pas reconnaître personnellement et officiellement la défaite, même si ses colonels ont déjà reconnu implicitement la victoire de la coalition de gauche."Nous ferons une bonne opposition, unie et cohérente", a ainsi déclaré mercredi soir Giulio Tremonti, ministre de l'Economie et des Finances, l'un des plus proches collaborateurs de Silvio Berlusconi. "Nous prenons acte de la décision de la Cour de Cassation", a pour sa part affirmé Sandro Bondi, coordonnateur national de Forza Italia (FI), le parti de M. Berlusconi.Mercredi, la Cour de Cassation italienne a confirmé officiellement la victoire de la coalition de centre-gauche de Romano Prodi aux élections à la Chambre des députés par 24'755 voix. L'UDC a été le seul allié de M. Berlusconi à reconnaître officiellement cette victoire.L'Italie attend les résultats définitifs des élections au Sénat. Ceux-ci devraient être proclamés ces prochains jours par les Cours d'appel des 26 circonscriptions électorales du pays.Mais M. Prodi n'a pas le temps de savourer sa victoire. Il est engagé dans une course contre la montre pour former son nouveau gouvernement et répartir les postes de responsabilités entre les alliés.Les négociations bloquent sur le siège de président de la Chambre des députés. Celui-ci est revendiqué aussi bien par Massimo D'Alema, président des Démocrates de Gauche (DS, principal parti de la coalition de M. Prodi) que par Fausto Bertinotti, patron des communistes de Refondation (PRC). /ATS
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