Affaire Litvinenko: deux autres personnes ont été contaminées

LONDRES - L'affaire de l'ex-agent secret russe Alexandre Litvinenko a connu un nouveau rebondissement. Deux autres personnes ont été contaminées par du polonium 210, hautement radioactif: sa belle-soeur Marina, atteinte "à dose minime", et le contact italien Mario Scaramella.Maxim Litvinenko, frère de l'ex-agent décédé par empoisonnement au polonium 210, qui réside en Italie, a confirmé vendresi soir que sa belle-soeur avait été contaminée "à dose minime" par le poison et que sa vie n'était "pas en danger". L'agence britannique de santé publique (HPA) avait auparavant annoncé qu'un membre "adulte" de la famille de M. Litvinenko, "proche de lui au cours de sa maladie", avait été "exposé à du polonium 210". La dose détectée n'est toutefois pas suffisante "pour entraîner une maladie à court terme", a précisé le HPA.Les analyses pratiquées sur les autres membres de la famille n'ont révélé aucun élément inquiétant. "Il ne s'agit que d'une fraction de la dose mortelle qu'a reçue M. Litvinenko", a précisé le ministre britannique de l'Intérieur, John Reid.Quant à Mario Scaramella, le gouvernement britannique a officiellement informé les autorités italiennes "parce qu'ils vont devoir prendre des mesures", a déclaré un porte-parole du gouvernement britannique. Selon une source des services de santé, qui a requis l'anonymat, l'Italien "a été hospitalisé" à l'University College hospital de Londres pour des examens.Mario Scaramella avait rencontré M. Litvinenko le 1er novembre dans un restaurant japonais du centre de la capitale britannique. Les deux hommes auraient échangé des informations sur le meurtre de la journaliste russe Anna Politkovskaïa. Le soir même, l'ex-agent russe avait ressenti les premiers symptômes d'un empoisonnement.L'Italien était reparti dans son pays avant de retourner à Londres pour y subir des tests de radioactivité. Agé d'une quarantaine d'années, il est un personnage mystérieux dont les activités et les relations avec les services de renseignements russes et italiens ne sont pas claires. Sa compagne, qui réside à Naples et dont l'identité n'a pas été révélée, s'est rendue à son tour à Londres vendredi pour y subir des tests médicaux, a affirmé l'agence italienne Ansa.A ce jour, douze lieux ont révélé des traces de radioactivité, que ce soit à Londres ou à bord de plusieurs avions de British Airways, avait indiqué jeudi John Reid. Près de 33'000 passagers ont voyagé à bord des avions mis en cause, selon la compagnie. /ATS
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