Swissmetal: les deux parties du conflit ont rencontré Joseph Deiss

BERNE/DORNACH/RECONVILIER - Swissmetal rejette l'ouverture des négociations demandée par Unia et les grévistes de Reconvilier. Il a brandi la menace de procéder à 120 licenciements. De son côté, Joseph Deiss a rencontré des représentants de l'entreprise et du personnel.Dans un communiqué publié au 16e jour de grève, le groupe métallurgique de Dornach (SO) exige que les employés de la Boillat mettent fin à ce mouvement "illégal tout comme l'occupation illégale des locaux de l'entreprise. C'est alors qu'un dialogue ouvert pourra être instauré".Pour Swissmetal, l'arrêt prolongé de l'activité de la Boillat nécessite "une suppression accélérée d'environ 120 postes au cours des deux à trois prochains mois", contre les 80 impliqués par le transfert des activités de fonderie à Dornach. Résultat, les effectifs dans le Jura bernois tomberaient à 200 d'ici à 2010.La firme nie pourtant vouloir à terme fermer l'ensemble de l'usine de Reconvilier. Elle a réaffirmé son attachement à la stratégie des deux sites annoncée en novembre.Les administrateurs jugent toujours la situation inacceptable, notamment au regard de la pénurie de produits à laquelle sont confrontés les clients de Swissmetal. Ils déplorent d'autant plus le mouvement, qu'il survient dans un contexte de croissance de l'activité.Le conseil d'administration estime par ailleurs que la définition de la stratégie lui appartient et qu'elle n'est pas à négocier avec "des commissions du personnel, des commissions d'entreprise, des syndicats, des politiciens locaux ou avec tout autre tiers."Le blocage paraît donc plus que jamais de mise dans le conflit. Dans ce contexte, le conseiller fédéral Joseph Deiss a convoqué en deux séances distinctes la direction du groupe soleurois, trois représentants du personnel de Swissmetal - dont le porte-parole des grévistes, Nicolas Wuillemin, licencié en début de semaine - et deux membres d'Unia.Il ne s'agit en aucun cas de médiation, a précisé Christophe Hans, porte-parole du DFE. M. Deiss a rencontré les parties pour leur "rappeler leur devoir de négociation", a-t-il souligné.De son côté, le personnel de la Boillat s'est montré plus déterminé que jamais à poursuivre la grève. "Nous devons continuer de résister, car c'est le seul espoir d'avoir un avenir", a affirmé Nicolas Wuillemin, alors qu'une nouvelle manifestation de soutien se profile samedi après-midi à Reconvilier. /ATS
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