Swissmetal Boillat: rachat écarté - les fronts restent figés

DORNACH SO - Le groupe Swissmetal ne veut pas vendre son usine de Reconvilier (BE). Il a affirmé n'avoir retenu aucune des offres d'achat qu'il a reçues. Pour les ouvriers comme pour Unia, la vente reste pourtant la seule issue envisageable au conflit.Les fronts restent figés et l'impasse est totale dans ce conflit qui dure depuis plusieurs mois. Dans ces conditions, la 4e ronde de médiation qui doit reprendre mardi à Tramelan (BE) sous l'égide de Rolf Bloch ne devrait déboucher sur aucune percée.Le groupe métallurgique a indiqué qu'il avait examiné les "manifestations d'intérêts portant sur une vente éventuelle de l'usine de Reconvilier". Il a aussitôt ajouté que de telles négociations ne répondaient ni à la statégie de Swissmetal ni aux intérêts des actionnaires.En clair, "aucune négociation de vente n'aura lieu". Swissmetal souligne que par cette décision il exprime sa "volonté de vouloir garder le site Reconvilier et de conserver les quelque 200 postes de travail restants". Le conseil d'administration exhorte le personnel restant à "tout mettre en oeuvre pour que l'exploitation normale puisse reprendre" afin d'"éviter d'autres licenciements".Pour les représentants du personnel de "la Boillat" et le syndicat Unia, l'avenir se situe au contraire en dehors du groupe soleurois. Le co-président d'Unia Renzo Ambrosetti a émis des doutes sur le sérieux de la procédure d'examen des offres d'achat par Swissmetal.Le représentant des employés Nicolas Wuillemin a répété que le personnel ne voulait plus travailler dans le cadre de Swissmetal, la relation de confiance étant rompue depuis longtemps. Il a aussi affirmé que les machines n'auront plus de matière à traiter et devront être mis à l'arrêt par la faute de la direction qui empêche de produire.Swissmetal a également annoncé l'arrivée au sein du conseil d'administration d'un homme partageant la stratégie du directeur général Martin Hellweg. L'Allemand Dietrich Twietmeyer doit succéder à Walter Häusermann, qui a annoncé sa démission avec effet immédiat. Le nouveau venu n'est autre que le patron de l'usine allemande Bush-Jaeger que le groupe a acquis en février."La stratégie du hold-up des financiers allemands apparaît désormais au grand jour", selon le comité de soutien à la "Boillat". Celui-ci dénonce une "politique des petits copains allemands" pour démanteler en toute "impunité" l'usine de Reconvilier. /ATS
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