Swisscom: service universel garanti et endettement limité

BERNE - Le Conseil fédéral a prévu des garanties de service universel pour la privatisation totale de Swisscom. Selon la nouvelle stratégie, le géant bleu ne pourra en outre s'endetter au-delà de 5 milliards pour des investissements ou acquisitions. Swisscom est la seule entreprise disposant actuellement - et pour plusieurs années encore - d'un réseau de téléphonie couvrant l'ensemble du territoire. Le Conseil fédéral entend donc la contraindre à assurer jusqu'à fin 2012 le service universel, même en cas de privatisation. Il envisage aussi la mise en place de mécanismes pour garantir l'indépendance de l'opérateur, tels une limite supérieure de participation pour les actionnaires. Ces mesures devrait être mises en consultation à fin janvier avec le reste de la révision de la loi sur l'entreprise de télécommunications visant la cessation de la participation majoritaire de la Confédération, actuellement 62,45 %. Le gouvernement s'est contenté de fixer les "grandes lignes de son projet". Il a par ailleurs fixé dans les objectifs stratégiques assignés à l'ex-régie pour la période 2006-2009 une limite d'endettement à quelque 5 milliards de francs lors d'investissements ou acquisitions. La marge de manoeuvre de l'entreprise s'en trouvera restreinte, mais Swisscom disposera toujours de certaines possibilités d'expansion, notamment pour réaliser les investissements nécessaires à long terme dans l'infrastructure en Suisse. Concernant les participations à l'étranger, le gouvernement a précisé ses consignes. Swisscom pourra ainsi acquérir des participations dans des entreprises de télécommunication sans mandat de service universel à condition que ces participations renforcent l'activité principale en Suisse ou qu'elles obéissent à une autre stratégie industrielle. Le groupe de télécommunications se borne pour l'instant à prendre acte des nouveaux objectifs stratégiques. Il va maintenant examiner le dossier et prendra position ces prochains mois. Son analyse tombera au plus tard le 8 mars, lors de la présentation du bilan annuel 2004 de l'entreprise. Le géant bleu souligne néanmoins une nouvelle fois que les lignes fixées par le gouvernement vont restreindre sa marge de manoeuvre en matière d'acquisition. Concernant les points principaux du message de l'exécutif sur la privatisation, Swisscom souhaite que les détails soit clarifiés "au plus vite". /ATS
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