Swisscom devra examiner de plus petites acquisitions

ZURICH - Les explications du Conseil fédéral vendredi n'ont guère calmé le débat sur l'avenir de Swisscom. Désormais bloqué dans sa volonté d'effectuer de grosses acquisitions à l'étranger, le géant bleu devra viser de plus petites cibles, selon les experts. "Swisscom va probablement opérer plusieurs acquisitions afin de compenser" cette situation, a ainsi relevé Panagiotis Spiliopoulos, spécialiste du secteur des télécommunactions de la banque Vontobel, dans une interview publiée samedi dans le "Tages-Anzeiger". Mais plusieurs rachats multiplient les risques opérationnels, a-t-il averti. De toute manière, le rachat de l'entreprise de télécommunications irlandaise Eircom, que la position du Conseil fédéral interdit désormais, n'avait que peu de sens, selon l'expert de la banque zurichoise. Eircom est fortement endetté et sa part de marché atteint 80 %. Cela signifie que, à l'image du géant bleu, la société ne peut que voir sa part se réduire à l'avenir. Swisscom n'en aura pas moins des difficultés pour poursuivre sa croissance, a pour sa part relevé un autre spécialiste de la branche, Frank Rothauge, actif pour la banque Bank Sal. Oppenheim, interviewé dans "Finanz und Wirtschaft". Or pour cela, il ne reste que l'étranger, et les possibilités sont pour le moins très limitées. Une interdiction quasiment complète de s'engager à l'étranger pour Swisscom ne correspond pas vraiment aux intérêts de ses actionnaires, a souligné M. Rothauge. Il est dommage que la Confédération ait pris une décision "dogmatique", a-t-il poursuivi. "Dans le fond, cette affaire est assez stupide": le gouvernement suisse a déjà contribué à diminuer la valeur de sa participation avant même de l'avoir vendue, a noté l'expert. /ATS
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