Salaires dans la construction: négociations dans l'impasse

BERNE - Les négociations salariales de la branche principale de la construction demeurent dans l'impasse. La conférence professionnelle de la construction du syndicat Unia a rejetté la proposition du patronat. Une journée d'action se déroulera le 24 octobre.Déterminé à lutter pour une augmentation de salaire "substantielle", le parlement des travailleurs du bâtiment et du génie civil "rejette catoriquement la proposition salariale scandaleusement basse de la Société suisse des entrepreneurs (SSE)", écrit Unia dans un communiqué. Toutefois, la conférence a invité le patronat à rejoindre la table des négociations.Pour mémoire, la SSE et les syndicats ont rompu les discussions le 11 septembre dernier, après deux rondes de négociations seulement. Les deux parties ont jugé leurs positions non rapprochables.L'association patronale a estimé exagérée la demande d'une hausse des salaires de 220 francs pour tous les ouvriers de la branche (environ 90' 000) l'an prochain, qui correspond à une augmentation générale de l'ordre de 4%. Elle n'est disposée à octroyer que des relèvements qui se situeraient au niveau du renchérissement.A noter que l'inflation sur l'année est évaluée par l'Office fédéral de la statistique entre 1,3 et 1,5%. La position patronale d'offrir "tout juste la compensation du renchérissement" est "parfaitement inadmissible", rappelle Unia.D'autant plus que l'essor actuel de la branche de la construction ainsi que les hausses de prix et les gains de productivité assurent de "juteux bénéfices" aux entreprises, poursuit le syndicat. Les travailleurs ressentent cette offre comme une provocation.Lors de la rupture des négociations, le président central de la SSE, Werner Messmer, avait affirmé que "les salaires minimaux de la branche figurent parmi les plus élevés parmi tous les secteurs économiques confondus". La SSE avait aussi assuré qu'"aussi longtemps que les syndicats persisteront, un retour de la SSE à la table des négociations est inimaginable".De son côté, Unia persiste et confirme la tenue d'une journée d'action nationale le 24 octobre durant laquelle 5000 travailleurs confirmeront leur volonté de ne pas se "contenter des miettes" dans une période de forte croissance. Des manifestations, à l'image de celle du 12 septembre sur le chantier de rénovation du Palais fédéral à Berne, sont égalemnet prévues ces prochaines semaines. /ATS
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