Procès Swissair: Honegger défend la position de SAirGroup

BÜLACH ZH - Lors du 7e jour du procès Swissair, l'ex-président de SAirGroup, Eric Honegger, a expliqué pourquoi le groupe a réinjecté des millions dans Sabena début 2001, alors que la compagnie belge se portait très mal. Selon lui, c'était la meilleure solution possible.Comme les autres ex-administrateurs de SAirGroup, l'ex-président du groupe est accusé de gestion déloyale dans l'affaire de la recapitalisation de Sabena. Pour sauver la compagnie belge de la faillite, le groupe avait réinjecté 150 millions d'euros dans la compagnie qu'il détenait à près de 50%. Cela n'avait pas empêché son naufrage.Le versement n'a pas porté préjudice à SAirGroup, selon M. Honegger, qui s'estime non coupable. "Au contraire, cette recapitalisation a permis d'éviter un immense dommage." Il a aligné des arguments semblables à ceux de l'administrateur Thomas Schmidheiny la semaine dernière.Si SAirGroup s'était retiré de Sabena en 2001, la Belgique n'aurait pas signé les accords bilatéraux. "C'est pourquoi Moritz Leuenberger et Joseph Deiss m'ont conseillé de respecter les engagements pris envers la compagnie belge." M. Honegger n'a pas voulu dire s'il avait reçu des assurances financières des conseillers fédéraux.Durant l'après-midi, le tribunal a une nouvelle fois entendu l'ex-chef des finances de SAirGroup, Georges Schorderet, ainsi que l'ex-responsable des impôts du groupe Andreas Simmen. Ils devaient répondre de faux dans les titres dans le cadre de l'assainissement de la filiale SAirLines en mars 2001.Deux documents sont incriminés. Le premier améliore les comptes de SAirLines de 727 millions de francs à fin 2000. Le second est une déclaration autorisant la société SAirLines Europe B.V. à payer ultérieurement une dette de 777'000 francs. Cela aurait permis d'éviter la faillite de cette filiale dont la fonction est trouble.Les deux hommes ont rejeté l'accusation, mais ont refusé de répondre aux questions du président de la cour. Visiblement irrité par leur silence et les "trous de mémoire" des deux coaccusés, le juge a haussé le ton à plusieurs reprises. /ATS
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