Nestlé: Brabeck ne veut pas d'un vote sur les rémunérations

LAUSANNE - Nestlé ne veut pas de vote consultatif sur la rémunération de sa direction générale. Un tel scrutin déresponsabiliserait le conseil d'administration et serait incompatible avec le rôle des actionnaires, estime Peter Brabeck.Mr Brabeck ne dit rien, dans son discours à Lausanne lors de la 140e assemblée générale de Nestlé, sur la problématique de sa double responsabilité. En février dernier, il avait indiqué que le nom de son successeur au poste de CEO serait dévoilé en septembre. Différentes entités, comme le fonds de compensation de l'AVS, Ethos ou Actares s'opposent à ce cumul des mandats.Le président du conseil d'administration et administrateur délégué est revenu sur les critiques contre la politique salariale des responsables. La multinationale s'engage à "une très grande transparence" et publie pour la première fois un tableau détaillé de la rémunération des administrateurs.Nestlé, qui dégage un chiffre d'affaires de près de 100 milliards de francs, ne dépense "guère plus" de 2,8 millions et 6800 actions pour payer les treize membres du conseil d'administration, explique Peter Brabeck. Il juge ce montant "plutôt modeste" par rapport à la responsabilité juridique assumée.Le patron de Nestlé, dont le salaire de base est de 3 millions, mais qui atteint plus de 14 millions grâce aux bonus, doute du bien-fondé d'un vote consultatif sur la politique de rémunération de la direction générale. Cela mettrait en question la reponsabilité du conseil d'administration et serait incompatible avec le mandat des actionnaires en tant que propriétaires de la société.Le patron du géant de Vevey (VD) a confirmé les prévisions publiées en février. Une croissance organique de 5 à 6% et une nouvelle augmentation de la marge opérationnelle sont attendus cette année. /ATS
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