Le modèle suisse de "private banking" fait toujours recette

GENèVE - La marche des affaires reste bonne pour la place financière suisse, estiment les banquiers privés. Les avoirs en dépôts ont progressé de 25% pour atteindre 4330 milliards de francs fin 2005. Le modèle suisse fait toujours recette."Récemment encore, nombreux étaient les esprits chagrins qui prédisaient la fin inéluctable du modèle suisse de private banking et en conséquence la disparition programmée des dinosaures, celle des banquiers privés", a indiqué à Genève Pierre Darier, en ouvrant la 71e assemblée générale de l'Association des banquiers privés suisses (ABPS) qu'il préside.La gestion de fortune, pilier de l'économie helvétique, a profité à la fois de marchés financiers bien orientés (jusqu'au premiers mois de 2006) et de conditions-cadre beaucoup plus positives. Quant à la consolidation, elle s'est poursuivie à un rythme mesuré et "n'a pas affecté les membres de notre association", a ajouté Pierre Darier."Le climat des relations avec l'Union européenne s'est nettement détendu depuis la signature des Bilatérales II". Le président des banquiers privés a rappelé que la place financière "a contribué à l'émergence de cette entente presque cordiale en achevant dans les temps la lourde et coûteuse mise en oeuvre de l'accord sur la libre fiscalité de l'épargne".En revanche, il a regretté le silence de Bruxelles. "Nous constatons que l'UE s'est pour l'instant montrée plus que discrète au sujet des montants récoltés au Luxembourg, en Autriche et en Belgique", malgré un système similaire à celui de la Suisse, à savoir une retenue de 15% sur la plupart des intérêts.En outre, dans un contexte de surréglementation "dont le coût est phénomènal dans la vie quotidienne des banques", l'ABPS demande à l'Etat d'être vigilant en matière de fiscalité. La place financière ne pourra pas développer ou attirer en Suisse des activités liées aux trusts, ou à certains véhicules de placement, sans les mesures d'accompagnement fiscales adaptées.Enfin, pourfendant le lien que certains veulent mettre en place entre la politique monétaire de la BNS et le financement de l'AVS, Pierre Darier s'est attaqué à l'initiative COSA sur laquelle le peuple devra se prononcer en septembre. "Elle fait miroiter des espoirs irréalistes aux retraités tout en prétéritant les plus jeunes et les actifs." /ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.