La loi du silence règne au procès Swissair

BÜLACH ZH - La première semaine du procès Swissair devant le Tribunal de district de Bülach n'a pas apporté d'explications sur les événements ayant mené à la faillite. Thomas Schmidheiny excepté, les ex-administrateurs interrogés ont choisi de garder le silence.La loi du silence a fait son retour à Bülach (ZH). L'ex-administrateur Gaudenz Stähelin a choisi de ne pas répondre aux question de la cour présidée par Andreas Fischer. Comme la loi l'autorise, M. Stähelin, 70 ans, a opté pour la même stratégie que ses anciens collègues ayant comparu depuis lundi.Le président du conseil d'administration de Panalpina, Gerhard Fischer, le banquier genevois Bénédict Hentsch, l'ex-président d'economiesuisse Andres Leuenberger, l'ancien patron du Comptoir Suisse Antoine Hoefliger et l'ex-conseillère aux Etats Vreni Spoerry (PRD/ZH) ont ainsi refusé de répondre à la longue liste de questions du président Fischer.Accusé à l'instar de ses collègues du conseil de gestion déloyale et de diminution de l'actif au préjudice des créanciers, M. Stähelin s'est également considéré non coupable.M. Stähelin a affirmé avoir "douloureusement vécu" les événements ayant mené à la fin du groupe. Il a regretté les pertes qu'a entraîné la déconfiture de la compagnie ainsi que "l'obligation d'un changement de carrière pour de nombreux collaborateurs de Swissair".Et pour la première fois de la semaine, le président du tribunal n'a pas posé ses questions dans le vide. Le conseil a toujours discuté des risques et vérifié le bien-fondé de la stratégie d'acquisition de participations dans d'autres compagnies aériennes dite du "chasseur", menée à la fin des années 1990, a dit M. Schmidheiny.Certaines propositions de rachat du patron Philippe Bruggisser, comme celles visant par exemple Alitalia, Turkish Airlines ou China Eastern, ont été refusées, a précisé l'industriel âgé de 61 ans. En parallèle, SAirGroup disposait de sécurités: si nécessaire, il pouvait céder ses sociétés rentables Nuance et Gate Gourmet.Lundi et mardi le dernier patron du groupe, Mario Corti, ainsi que le Fribourgeois Georges Schorderet, directeur des finances, se présenteront devant le Tribunal. Ils doivent répondre des mêmes accusations que les membres du conseil d'administration ainsi que de celles de faux renseignements sur des sociétés commerciales. M. Schorderet est encore accusé de faux dans les titres. /ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.