Grève à Swissmetal Boillat: Rolf Bloch espère une percée mercredi

RECONVILIER BE - La grève chez Swissmetal Boillat à Reconvilier (BE) se poursuit en attendant une possible fin du mouvement mercredi, espère le médiateur Rolf Bloch. Les grévistes ont décidé par acclamation de reconduire leur action entamée il y a maintenant 27 jours.Dans un contexte tendu, Rolf Bloch, le médiateur nommé par Joseph Deiss, a toutefois apporté une note d'espoir, après une réunion de travail avec les parties. "La rencontre a débouché sur des discussions très constructives. J'ai eu une très bonne impression", a-t-il précisé à l'ATS."Nous avons trouvé un terrain d'entente de principe qui sera soumis aux deux parties." Et, "pour autant que tout le monde soit d'accord" avec cette base de discussion, le mouvement pourrait s'achever mercredi, espère l'ancien patron des chocolats Camille Bloch."Si tout se passe bien, une première séance de négociations sur un règlement du conflit dans les détails devrait se tenir la semaine prochaine."Reste que sur le terrain, les fronts demeurent bien marqués. "Nous n'avons aucune raison de reprendre le travail aujourd'hui ou demain", a affirmé au personnel Nicolas Wuillemin, porte-parole des grévistes.Lors de leur traditionnelle séance de 13h30, les grévistes ont été informés du salaire qu'ils allaient percevoir pour la période du 25 janvier, date du début de la grève, à vendredi. Les ouvriers membres du syndicat Unia (90 à 95% du personnel) recevront 3000 francs. Cette somme est puisée dans le fonds de grève d'Unia pour les travailleurs."Cette charge financière ne pose aucun problème dans la mesure où les 'réserves de guerre' du syndicat Unia sont bien garnies", a affirmé Nico Lutz, porte-parole d'Unia. La décision de poursuivre ou d'interrompre le mouvement de grève ne dépendra pas de motifs financiers, a ajouté le syndicaliste.Tous les grévistes, syndiqués ou non, recevront 500 francs d'un fonds de grève alimenté par des dons d'associations, de privés ou de collectivités publiques. Plus de 150'000 francs ont été versés dans ce fonds de soutien.La situation a été calme sur le site de l'usine. La direction du groupe métallurgique soleurois n'a pas tenté d'envoyer des camions pour venir chercher du matériel, comme la justice l'y autorisait dès 12h00. Les camions sont par le passé déjà repartis deux fois à vide, en raison de la résistance de grévistes et de syndicalistes. /ATS
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