2,2 millions de salaire en moyenne pour les top managers en Suisse

BERNE - Les dirigeants des 100 plus grandes sociétés suisses cotées en bourse sont grassement payés. Selon Ethos, la rémunération moyenne des dirigeants exerçant des fonctions exécutives a atteint 2,2 millions l'an passé et 700 ont reçu près de 1,5 milliard.Et cela sans lien évident avec la performance. Les sociétés passées sous la loupe ne fournissent en outre pas davantage d'informations que le minimum requis depuis 2002 par la directive de la Bourse suisse sur le gouvernement d'entreprise, a constaté Dominique Biedermann, directeur de la fondation. Nettement inférieurs aux standards internationaux, ces minimas ne permettent pas aux actionnaires de se prononcer en connaissance de cause.Il n'en demeure pas moins que la fourchette entre la rémunération moyenne la plus basse et la plus élevée est large. La première, versée par l'entreprise de technologies médicales Ypsomed, a atteint 270'000 francs et la seconde, déboursée par le Credit Suisse Group (CSG), 32,1 millions. Et il s'agit là d'une moyenne, a dit M. Biedermann. "Le numéro un de la direction générale, Oswald Grübel, a gagné plus".Le CSG, numéro deux bancaire helvétique, se paie d'ailleurs le luxe de battre l'UBS en matière de salaires octroyés aux dirigeants. Le premier établissement suisse a pour sa part versé une rémunération moyenne de 18,8 millions de francs. Le géant pharmaceutique bâlois Novartis pointe au 3e rang avec 10,07 millions.Les administrateurs non exécutifs ont pour leur part en moyenne empoché 230'000 francs. Au niveau des informations générales, seules 22 des 100 entreprises examinées ont présenté de manière séparée les différents éléments (salaire de base, bonus, attribution d'actions ou d'options et contributions à la caisse de pension) de la rémunération. La possibilité d'effectuer des comparaisons s'en trouve fortement limitée.Suivant au pied de la lettre la directive de la Bourse suisse, 58 entreprises n'ont pas dévoilé l'identité de l'administrateur le mieux rémunéré, qu'il exerce ou non une fonction exécutive. Le lecteur doit dès lors effectuer ses propres déductions pour l'identifier, a noté M. Biedermann.La publication de données individuelles reste quant à elle très peu pratiquée en Suisse. ABB, Adecco, Roche et Novartis font à ce titre exception. /ATS
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08.11.2016
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