Trois noms pour un siège aux Etats?

Qui va succéder à Didier Burkhalter au Conseil des Etats?
 
La question est pertinente, puisque le Parti libéral-radical neuchâtelois devra se battre pour conserver ce siège, qui est revendiqué par l’UDC. Quant aux Verts, ils montent aussi à l’abordage pour barrer la route à l’UDC.
 
On s’achemine donc vers un scrutin où il faudra choisir entre trois noms pour un seul siège. Avec le risque, si la droite part divisée, que la gauche l’emporte et se retrouve à nouveau avec deux représentants aux Etats, comme c’était le cas avant l’élection de Didier Burkhalter en 2007.
 
 
Le PLRN en position délicate
 
La situation est pour le moins confuse. Le Parti libéral-radical se trouve en position délicate, à cause de l’UDC, qui lui demande de lui rendre l’ascenseur après plusieurs coups de pouce, notamment lors de l’élection de Didier Burkhalter au Conseil fédéral.
 
Le PLRN ne veut rien savoir. Il vient de faire connaître son calendrier pour désigner son ou sa candidate. Les personnes intéressées ont jusqu’au 19 octobre pour s’annoncer. Un comité cantonal extraordinaire les auditionnera le 27 octobre et une assemblée générale extraordinaire désignera le ou la candidate le 31 octobre.
 
 
Une seul candidat officiel pour l'heure
 
Pour l’heure, seul le secrétaire politique sortant du PLRN, Raphaël Comte, a annoncé officiellement sa candidature. Mais la conseillère nationale Sylvie Perrinjaquet figure logiquement sur la liste des papables, tout comme le procureur Pierre Cornu, voire le chef de la communication du PLR à Berne, Damien Cottier. En revanche, le conseiller national Laurent Favre semble moins intéressé.
 
A l’UDC, on ne fait pas de mystères: c’est le conseiller communal chaux-de-fonnier Pierre Hainard qui sera le candidat.
 
 
Qui chez les Verts?
 
Enfin, à gauche, le PS ne revendique pas ce siège, mais il soutiendra une candidature des Verts. Les noms de la conseillère nationale Francine John-Calame ou des députés Fabien Fivaz et Jean-Carlo Pedroli circulent. A moins que le POP se profile et présente une candidature qui fasse l’unanimité, par exemple celle de Denis de la Reussille, si celui-ci est partant. Mais ça, c’est une autre histoire: le président de la Ville du Locle se sent très bien à son poste à mi-temps.
 
Selon la Chancellerie d’Etat, le scrutin n’aura pas lieu avant le début de l’année prochaine. Le Conseil d’Etat doit se réunir prochainement pour fixer une date. /fap

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