Ex-employée de la Migros déboutée par les Prud'hommes

Travailler à la caisse ne représente pas la même valeur de travail que décharger la marchandise des camions.
Une ancienne vendeuse d’une Migros de Neuchâtel accusait son employeur de discrimination salariale.
Selon elle, deux de ses collègues masculins magasiniers gagnaient 300 francs de plus qu’elle pour un travail identique ou de valeur égale, alors qu’ils avaient la même dénomination. Employée pendant douze ans par Migros, cette femme est à l’Assurance invalidité pour une sclérose en plaques depuis 2006. Et elle s’estime en plus pénalisée dans sa rente, justement basée sur son salaire.

Mais le Tribunal des Prud'hommes de Neuchâtel n’est pas entré en matière. Selon la Cour, la discrimination directe n’est pas flagrante: décharger des camions tôt le matin et parfois dans des conditions météorologiques rudes justifie un salaire plus élevé.

L’ex-vendeuse réclamait la différence de revenus à laquelle elle estimait avoir droit, à savoir environ 23'000 francs. Mais le Tribunal ne l’a pas entendue. Il la condamne à verser 1'000 francs d’indemnités à Migros. Soutenue par Unia, elle n’exclut pas de porter l’affaire devant le Tribunal cantonal. /abo

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