Philip Morris met en difficulté les églises neuchâteloises

Les églises du canton de Neuchâtel font grise mine. Philip Morris a décidé de ne plus payer sa contribution ecclésiastique, évaluée à un million et demi de francs par année. Ce qui représente entre 10 et 20% des budgets de fonctionnement de l’Eglise réformée évangélique, de l’Eglise catholique romaine et de l’Eglise catholique chrétienne.
 
 
La fin des accompagnements spirituels?
 
Privées de ce financement, les églises remettent en question certaines prestations, notamment les services d’accompagnement spirituels dans les hôpitaux ou les prisons. Nous devons trouver de nouveaux partenaires, soit auprès d’autres personnes morales, soit auprès de l’Etat, explique Gabriel Bader, président du Conseil synodal de l’Eglise réformée évangélique.
 
 
Philip Morris modifie ses règles de donation
 
Philip Morris a décidé de se retirer pour l’année 2010 déjà, alors qu’en début d’année l’entreprise aurait assuré les églises de son soutien, selon Gabriel Bader. Il affirme que les églises ont été écartées des discussions entre Philip Morris et l’Etat de Neuchâtel au sujet des contributions, et qu’elles se sont retrouvées devant le fait accompli.
 
Selon le porte-parole de Philip Morris, Patrick Lagadec, l'entreprise aurait informé les églises fin 2008 de la possible interruption de son soutien. Le cigarettier a modifié ses règles de donation et ne souhaite plus soutenir les causes religieuses. Mais le porte-parole de Philip Morris précise que l'entreprise continue de de s'investir dans des oeuvres de charité et des organisations neuchâteloises. /mvr
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