FC Saint-Imier: nouvelles révélations

De nouvelles révélations dans le scandale des attouchements sexuels qui secoue le FC Saint-Imier. Les langues se délient. Et il s’avère que le camp de Tenero est bel et bien un rendez-vous de bizutage. Depuis plus de 10 ans !
 
 
Rappel des faits
 
L’affaire éclate le 27 septembre, une semaine avant le traditionnel camp annuel de Tenero. Quatre juniors s’en prennent à un autre enfant de leur équipe, dans les vestiaires du club à St-Imier. Ils le déshabillent et l’atteignent dans ses parties intimes à l’aide d’un manche à balai. La victime, âgée de 11 ans, s’en sort avec des lésions externes. Une plainte est déposée.
 
Alerté, l’entraîneur convoque les joueurs deux jours plus tard afin de faire la lumière. Les agresseurs avouent et expliquent avoir voulu jouer et reproduire ce qu’ils ont subi à Tenero, les années précédentes. La maman d'une victime veut alors faire annuler le camp, sachant ce qu’il s’y passe.
 
Le comité des juniors hésite. Il pense à annuler le camp de Tenero, ne sait pas comment informer les parents. Les dirigeants finissent par avertir les parents des faits de vestiaires par lettre, deux jours avant le départ pour le Tessin. Le camp n’est pas annulé. Et les enfants y participent, y compris la victime, sans qu’il y ait de dérapage.
 
 
Témoignages accablants
 
Cette histoire met en lumière plusieurs faits. D’abord, ce témoignage d’un accompagnateur qui avoue qu’il y a huit ans, des parents s’étaient plaints auprès du club car leur fils avait subi des attouchements avec un balai à Tenero. Peut-être par peur, ou sous la pression selon cette source, l’enfant est revenu sur ses déclarations. Mais cet ex-membre du club confirme que l’histoire de balai existe bel et bien et qu’elle dure depuis des années à Tenero.
 
Ou encore cet ancien joueur qui nous a avoué avoir été bizuté il y a 11 ans. Il en a pleuré, comme les autres. Les accompagnateurs savaient, selon lui.
 
Autre surprise, le fait qu’une maman de victime ait voulu déposer plainte pour négligence contre le club: il n’y avait aucun adulte à proximité des vestiaires de St-Imier le soir du drame. Sa plainte n’a pas pu être enregistrée. La police lui aurait dit que ce n’était pas possible.
 
Enfin, un autre ancien membre du club, qui a déclaré ne rien savoir des histoires de balais… car à son époque, le bizutage dans les parties intimes se pratiquait avec des épis de maïs !
 
D’autres sources confirment que le comité actuel a tout fait pour éviter que la presse ne s’empare de cette affaire.
 
 
Le club se mure dans le silence
 
Le club a suspendu les quatre joueurs incriminés jusqu’au 30 juin. Il les a aussi interdits de camp à Tenero pour cette année.

Plusieurs plaintes ont été déposées. Nous avons tenté de joindre des membres du comité. Seul l’entraîneur de l’équipe concernée par les faits de vestiaires nous a répondu. Selon lui, le FC a pris les bonnes mesures. Il ne veut pas s’exprimer davantage. Et il nous renvoie au communiqué laconique envoyé aux médias. /abo

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