Des bâtons dans les roues de l’Association du Parc régional du Doubs

L’Association du Parc naturel régional du Doubs (APNRD) a invité ses partenaires mercredi soir pour une séance d’information au Centre de Loisir de Saignelégier.
 
Le nouveau président Jean-Pierre Beuret en a profité pour présenter les nouvelles orientations du parc. Un projet qui se veut fédérateur, mais qui peine encore à rassembler. Des inquiétudes sont perceptibles au sein du monde paysan, des associations écologistes, mais aussi de certaines communes.
 
 
Deux communes rechignent à participer au projet
 
Pour l’instant, Muriaux et Le Bémont refusent de s’associer au projet. Le maire de Muriaux n’était pas présent mercredi soir, mais la discussion se poursuivra au sein du Conseil communal. Du côté du Bémont, une lettre a été envoyée le 12 février pour réaffirmer la position de la commune, qui refuse de s’intégrer au parc tel qu’il leur a été présenté dans une séance précédente. Pour le maire, Roland Noirat, le projet n’est pas assez précis, notamment en termes de création d’emplois.
 
 
Le PNRD en danger
 
Le problème, c’est que la législation fédérale impose que le territoire du parc soit compact et que les communes soient toutes consentantes. Sans l’approbation de Muriaux et du Bémont, le projet pourrait donc tomber à l’eau. Le président de l’APNRD n’y croit pas, et place les communes devant leurs responsabilités. Les discussions se poursuivront dans un climat qui se voudra constructif.
 
 
Les inquiétudes ne viennent pas que des communes
 
Les paysans et les associations écologistes craignent eux d’être mis sur la touche au sein de la nouvelle organisation. Le président de Pro Natura Neuchâtel, Michel von Wyss, a exprimé ses craintes au nom des trois sections de l’Arc Jurassien. Sur ce point là aussi, Jean-Pierre Beuret se veut rassurant. Pour lui, la nouvelle organisation bouscule certes les habitudes, mais permet une meilleure efficacité. Il ajoute qu’au sein du comité la sensibilité écologiste reste représentée, et que le projet n’est pas moins écologique qu’auparavant.
 
La phase de création du PNRD se termine à la fin de l’année 2011. Les responsables en sont convaincus, le projet est bon pour la région. Seulement, vu les dissensions encore perceptibles, il pourrait couler encore beaucoup d’eau dans le Doubs d’ici à ce que tout le monde tire à la même corde. /cad
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