Une étude économique plébiscite le TransRUN

Le TransRUN répond à la demande du canton de Neuchâtel en matière de mobilité et est rentable. Ce sont les conclusions d’une étude socio-économique menée par l’Université de Neuchâtel en collaboration avec l’Université de Genève et le bureau genevois Eco’Diagnostic. L’étude a été présentée vendredi par le Conseil d’Etat.
 
Les experts ont calculé que le projet de train express entre le Haut et le Bas rapporterait 200 millions de francs, alors que son coût avoisinerait les 850 millions de francs.
 
Le TransRUN profiterait à toutes les régions, et pas uniquement au Locle, à La Chaux-de-Fonds et à Neuchâtel. Cela s’explique notamment par une amélioration potentielle des correspondances et une augmentation de la fréquence des trains.
 
 
Un tracé avantageux par Cernier
 
L’étude a examiné 5 variantes pour le tracé du TransRUN: conserver la situation actuelle, conserver la situation actuelle en doublant la fréquence, remplacer le train par un service de bus, construire une ligne express par Corcelles, ou construire une ligne express par Cernier.
 
La conclusion est qu’en matière financière, c’est la solution des bus qui est la plus avantageuse. Mais elle ne tient pas compte de la préférence potentielle des usagers pour le train et peut poser certains problèmes en cas de bouchons. La solution idéale serait donc celle de Cernier, selon l’étude. Cette option permettrait de transférer 11% du trafic routier sur le rail.
 
 
Concurrence ou complémentarité avec la H20?
 
L'Université de Neuchâtel s'est aussi intéressée à la relation entre le TransRUN et le contournement routier des villes du Locle et de La Chaux-de-Fonds. Un travail d'une étudiante de l'Institut des hautes études en administration publique concluait que les deux projets étaient en concurrence, vu que l'un prônait l'usage des transports publics et l'autre l'usage de la voiture.
L'Association transport et environnement soutient également que le TransRUN et la H20 sont rivaux.
 
Mais l'étude de l'UniNE constate qu'au contraire, les projets sont plutôt complémentaires. Certes la H20 pousserait quelques usagers vers la route, mais le TransRUN en inciterait environ 12 fois plus à prendre les transports publics. Les experts soutiennent qu'en général, il est admis qu'une bonne infrastructure routière permet un meilleur développement du rail.
 
 
Financement à trouver
 
Le bémol reste le financement du projet. L’étude souligne que le Canton de Neuchâtel est déjà bien endetté, et que s’il souhaite réellement mettre en œuvre le TransRUN, il devra adopter des règles budgétaires contraignantes.  
 
Le Conseil d’Etat est actuellement en négociation avec la Confédération pour recevoir des subventions. Il espère pouvoir soumettre ce projet au peuple neuchâtelois dans le courant de l’année prochaine. /mvr
Partager
Link

Galerie photos liée

23.09.2012
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.